Rouleaux de printemps

Aujourd'hui, je me suis lancée dans la confection de rouleaux de printemps (en hiver, oui, pourquoi faire comme tout le monde ?)

Ca n'a rien d'héroïque me direz-vous. Certes, sauf que mes filles étaient là, elles aussi. Et vous allez voir que c'est loin d'être un détail de l'histoire...



Je commence par décortiquer les crevettes. Maja (la grande) veut jouer avec le garage.

Je me lave les mains et vais installer le garage. Je retourne à mes crevettes. Puis j'émince le blanc de poulet. Maja veut des petites voitures pour les faire entrer dans le garage.

J'arrive dans le salon, négocie avec Nora (la petite) pour qu'elle prenne les grandes voitures et laisse les autres à sa soeur. Retour à mon poulet qui cuit. Nora débarque. Elle veut du poulet.

Je lui propose une crevette à la place. Elle refuse et repart. Je fais bouillir de l'eau pour cuire le vermicelle de riz. Nora revient avec une poussette... vide. Elle réclame son bébé.

Je cherche le bébé partout. Je trouve celui de sa soeur et lui donne. Je lave et prépare la salade, les carottes et le soja. J'entends crier dans la pièce d'à côté.

La grande a repris son bébé à la petite qui proteste. Re-négociation. Dans ma cuisine, tous les ingrédients sont prêts. J'installe une assiette d'eau tiède pour les galettes de riz. Maja arrive. Elle a enlevé sa robe "parce qu'elle est moche" et veut regarder la Reine des Neiges.

Refus de ma part, sans négociation. Je fais mon premier rouleau. Satisfaction. Mince, j'ai oublié le soja. Nora déboule avec une déco du sapin dans la main.

Je prends la boule de Noël et me dirige vers l'arbre pour la remettre en place en laissant Nora, seule (et affamée) dans la cuisine. Quand je reviens, elle a la bouche pleine de beurre (celui du petit déjeuner qui était resté sur la table, on se demande bien pourquoi).

Je note au passage qu'elle a préféré bouffer le beurre que mon rouleau de printemps.

Je prends une profonde inspiration, nettoie ma gamine et la presse de trouver une occupation intelligente (à 20 mois, mais bien sûr !) Je commence un deuxième rouleau. J'ai pensé au soja cette fois mais la galette de riz se déchire. Maja a trouvé une balle. Elle s'amuse à la lancer en l'air et à la rattraper. Elle me demande de regarder ses exploits.

Je lève la tête (1/4 de seconde), la félicite et en roule un troisième. Retour du petit glouton qui a toujours faim. Je sens des "odeurs" qui proviennent de sa couche.

Je lui demande si elle a fait caca. Elle comprend que je veux la changer et déguerpit aussi sec. Je n'insiste pas et roule le quatrième. Maja a perdu et oublié aussitôt sa balle. Elle s'installe à côté de moi et me demande ce que je fais : "Et ça, c'est quôaaaa ??!!!"

Pendant que je roule le cinquième et réponds patiemment au millier de questions de la grande, je m'inquiète du silence de la petite. Je stoppe et vais voir...

Mademoiselle a trouvé le panier de chocolats. Elle galère habituellement à tourner les pages d'un livre, mais sa motricité fine est suffisamment développée pour ouvrir un emballage de sucrerie en moins d'une minute !

Je range les chocolats. Nora se met à pleurer. Maja pleure parce qu'elle n'en a pas mangé. Je les abandonne pour terminer mes rouleaux de printemps. Elles me suivent. Maja a faim maintenant. Elle veut des pâtes. Nora ne pleure plus, n'a plus faim, mais elle veut aller dehors. 



Je m'arrête là pour le récit, mes rouleaux de printemps sont terminés - malgré tout ! Alors non, cette recette n'a rien de compliqué, tout dépend juste des conditions dans lesquelles on la prépare ;)

PS : Vous avez envie de rouleaux de printemps et vous n'avez rien suivi à la préparation ? (C'est normal !) Allez voir sur Marmiton, ils font ça beaucoup mieux que moi.



Le gâteau au potirouille

J'ai fait un gâteau à la citrouille.
Sauf que ce n'était pas une citrouille, mais un potiron. Ca ne change pas vraiment le fond du problème.
Je ne sais pas ce qui m'a pris, d'habitude le potiron, on en fait de la soupe, c'est rapide, efficace... et bon !
Mais ce n'est pas original. Alors qu'un gâteau à la citrouille/potiron, ça l'est.
Le gâteau sort du four. Les filles le goûtent.
Maja dit : "C'est pas bon."
Nora dit : "Gniahhhhh." (en tournant la tête) Ca veut dire qu'elle n'aime pas.

Christoph rentre du travail. Il demande quel est l'ingrédient du gâteau. 
Je réponds "citrouille".
Il comprend "citron".
Il goûte.
Il s'étonne : "Tu as dit 'citron' ?"
Il ajoute : "Le potiron, je le préfère cuisiné salé." (ouais, en soupe, quoi !)

Je goûte le gâteau. (Qui a dit "après tout le monde" ?!)
Je ne dis rien. Je réfléchis. Je cherche une astuce pour faire manger ce truc à la citrouille au potiron à mes filles.

Le lendemain, nouvel essai. J'ai mis des petits coeurs roses pour décorer. Je ne suis pas peu fière de ma trouvaille !


Les filles ont mangé tous les petits coeurs roses (et en re-demandent) et ont laissé le gâteau.
Bref. J'ai fait un gâteau au potiron.

Quand on aime, on ne compte pas

Chez nous, en matière de bouffe, on ne fait pas dans la demi-mesure. Par exemple, pour le départ en retraite de mon père en juillet dernier, j'avais préparé près de 200 cannelés :



Quand on achète des fruits, on en prend plusieurs kilos pour en faire des desserts, des milk-shakes, des confitures ou même des glaces. Quand on prépare de la soupe, il y en a toujours plusieurs litres. Et au moment du carnaval, on atteint une cadence de plusieurs beignets par jour.

Mais le pire, c'est quand on mange des hamburgers. Attention, à la maison, le hamburger, c'est sacré. Ne nous parlez pas de restaurant rapide américain, en plus d'être devenu cher, ils nous font manger de la merde et c'est dégueulasse. Ils pourraient au moins prendre exemple sur la pâte à tartiner à la noisette et au cacao qui nous empoisonne en nous régalant.

Non, les hamburgers, nous les faisons nous-mêmes avec des produits d'ici. L'avantage, c'est qu'on peut y mettre absolument tout ce qu'on veut dedans. Et par "tout ce qu'on veut", entendez "tout ce qu'on peut" :





Vous vous voyez manger un truc comme ça en public ?! Croyez-en mon expérience, on est mieux à la maison avec une serviette autour du cou et le rouleau d'essuie-tout à portée de main.

Après cela, c'est sûr, le régime n'est pas sans demi-mesure non plus !

Kinderpunsch

On est dimanche. Il fait froid. Il a plu toute la journée. Et il faut retourner bosser demain. Bref, c'est le moment de trouver un petit remontant.

Le mien aujourd'hui a pris la forme d'un Kinderpunsch (en français dans le texte : un punch pour enfants). Il s'agit d'une boisson que l'on trouve sur les marchés de Noël ici, à côté du traditionnel Glühwein (= vin chaud). En fait, c'est une sorte de vin chaud sans alcool.

Certes ce n'est pas encore l'Avent, mais pour toutes les raisons énumérées ci-dessus, j'ai décidé de m'en préparer - on n'est jamais mieux servie que par soi-même !

Comme souvent, j'ai commencé par chercher des recettes sur Internet et j'ai fait un mix de toutes celles qui me paraissaient intéressantes (chose à ne surtout pas faire en pâtisserie, bien sûr). Je ne sais pas si je possède maintenant LA recette du Kinderpunsch, mais le goût s'en approche fortement et à la maison, elle a été approuvée et validée :

Pour 2 grandes tasses

Ingrédients
- 1/2 litre de thé aux fruits rouges
- 1/4 litre de jus de raisins
- 1/4 litre de jus de pommes
- le jus d'une orange pressée (+ zeste et pulpe)
- le jus d'un citron pressé
- 1 bâton de cannelle
- 1 étoile de badiane
- des clous de girofle
- un peu de cardamome
- quelques raisins secs

Préparation
Préparer le thé puis mélanger au reste des ingrédients.
Faire revenir une vingtaine de minutes à feu très doux.
Passer à la passoire et boire chaud (sinon, il n'y a pas d'intérêt !)

Si vous aimez les épices autant que moi, vous prendrez autant de plaisir à le préparer qu'à le boire...

Bon début de semaine

A comme Amsterdam...

B comme bateaux

C comme canaux

D comme Dam

E comme embouteillages

F comme Franck Anne

G comme Gouda

H comme Heineken

I comme incompréhensible

J comme Jordaan



K comme kilomètres + "kaputt"

L comme location de luxe



M comme Marken


N comme nature


O comme orientation
P comme pédalo

Q comme Quartier Rouge


R comme Rijksmuseum + Rembrandt



S comme sabots

T comme tulipes

U comme unique

V comme vélos

et
W comme week-end
X comme xénophiles
Y comme youpi
Z comme zinc

(Il y a vraiment des lettres inutiles dans cet alphabet...)

A la ferme

Je vous ai déjà parlé de mon fournisseur de fraises, mais je ne vous ai pas encore raconté où je trouvais mes légumes et autres produits du terroir (ne me dites pas Lidl, s'il vous plaît) !

En fait, plus que le lieu, c'est plutôt le fonctionnement qui est intéressant :

1) Arrivé à la ferme, il faut d'abord sélectionner et prendre les produits que l'on veut - le choix varie selon la saison bien sûr, mais cela va des pommes de terre (cf. photo) aux betteraves rouges en passant par les carottes, les oeufs (cf. photo), le beurre, la confiture ou le lait frais.
2) Ensuite, la partie la plus délicate, il faut compter le montant total soi-même - mais le fermier n'est pas vicieux et fait des comptes ronds.
3) Enfin, on glisse l'argent dans une petite caisse et on repart avec sa marchandise sous le bras. Pas de chance, ce jour-là vous n'avez pas de petite monnaie ? Pas de panique, une petite assiette remplie de pièces est à votre disposition à côté de la caisse pour faire l'appoint.

En partant, si on a de la chance, on peut croiser le fermier à l'autre bout de sa cour qui nous salue et nous remercie par de grands sourires.

Nous avons deux adresses autour de chez nous, mais il paraît que c'est assez répandu ici. Personnellement, je n'avais encore jamais vu ça en France et je me demande si un tel concept y est vraiment envisageable*...




Je clos à présent la série "articles natures" pour commencer une série un peu plus "rock'n roll", celle de mes vacaaaaaances. A bientôt...



* N'hésitez pas à me contredire si je me trompe !

Fraisaddict



Samedi dernier, nous avons découvert un champ où l'on peut ramasser des fraises soi-même et repartir avec pour un prix plus qu'intéressant.

Il existe de tels endroits en France, où l'on peut d'ailleurs trouver de nombreux fruits ou légumes de saison (renseignez-vous !) mais celui-ci était exclusivement dédié à la fraise. L'avantage, c'est qu'en en cueillant, on pouvait régulièrement "contrôler" la qualité du produit que l'on allait acheter, ce qui n'est pas vraiment possible lorsque vous êtes venus ramasser des courgettes ou des haricots verts...

Finalement, nous avons rapporté quasiment trois kilogrammes de fraises et aujourd'hui, mercredi, j'ai mangé la dernière. Il faut dire qu'en ce moment, la fraise est mon aliment Numéro Un. J'ai des périodes comme ça où je me nourris en grande majorité si ce n'est exclusivement d'un seul ingrédient. En avril 2007, je tournais au pamplemousse par exemple, alors que l'été 2009, c'était le miel. Et depuis quelque temps, j'ai jeté mon dévolu sur la fraise. Ces lubies ne durent généralement pas très longtemps et repartent comme elles étaient arrivées au bout de quelques semaines.

Je m'arrête maintenant et retourne faire le plein avant de me trouver vraiment en manque...

Le blender

Lorsqu'on m'a offert mon blender il y a quelque temps déjà, je n'imaginais pas à quel point j'allais en devenir fan. A vrai dire, je savais à peine ce qui se cachait derrière ce nom.

Pour ceux qui n'ont pas l'habitude de mettre un pied dans une cuisine ni au rayon petit électroménager chez Darty, un blender est une sorte de mixeur qui rend les aliments plus liquides.

Mon blender, c'est ma vie - sans aucune exagération bien sûr - un peu comme ma bouilloire électrique. Sans eux, je suis perdue. Sans eux, pas de thé le matin, ni de soupe le soir, ce qui constitue ma principale alimentation l'hiver (donc toute l'année en Allemagne).

Avec mon blender, j'expérimente toutes sortes de mélanges fruités ou légumiers et je fais la pâte à crêpes en 30 secondes chrono, légère et sans grumeaux. Aussi, lorsque ma maman me parle d'une recette de soupe pastèque, gingembre, citron vert entendue à la radio, je saute sur l'occasion pour l'essayer.

La recette donne ceci :
Prendre un bon morceau de pastèque, enlever les graines et le mettre dans le blender.
Emincer le gingembre.
Mixer le tout avec un citron vert (un quart de concombre éventuellement), un peu de sucre et un peu d'eau (sinon ça fait compote).
Servir rapidement après mixage, mais frais.

En préparant la soupe, je me suis dit que retirer les graines de la pastèque était de loin, l'étape la plus barbante de la recette. Et bien j'avais tort ; le plus pénible a été de nettoyer ma cuisine - et moi-même - après avoir ouvert mon SUPER BLENDER (!!!) par le bas :

Confiture Bonne Maman



Confiture d'abricots à la cannelle (au micro-ondes)

Ingrédients
- 1 kg d'abricots
- 600 g de sucre
- 1 bâton de cannelle
- 3 clous de girofle

Préparation
Laver les abricots, les essuyer, les séparer en 2 et retirer les noyaux.
Couper les oreillons en 2 et détailler le bâton de cannelle en 3 morceaux.
Disposer les ingrédients dans un récipient à bord haut en faisant alterner les demi-oreillons d'abricots, les morceaux de cannelle, le sucre et les clous de girofle. Laisser macérer 30 minutes.
Glisser le récipient au four micro-ondes et faire cuire 4 minutes. Remuer.
Remettre à cuire 8 minutes puis remuer de nouveau.
Ecumer si besoin, retirer les fruits à l'aide d'une écumoire et laisser cuire le jus encore 3 minutes.
Reverser les abricots dans le jus et mélanger.
Retirer les clous de girofle et les morceaux de cannelle.
Verser aussitôt dans les pots.



Astuce
Mettre les pots à l'envers pour que cela ne prenne pas l'air et que cela se conserve.


Si vous n'appréciez pas la cannelle, vous pouvez la remplacer par une gousse de vanille coupée en 2 dans le sens de la longueur.

Petit bonheur en calories du mercredi

- Strawberry milk shake -
Un article bien court pour une Caro (beaucoup) trop occupée... mais toujours bel et bien/bonne vivante ^^ Si certaines sont intéressées par la recette, je pense que je peux me vanter d'avoir la plus simple recette de milk-shake du monde.

Salade de fruits façon Christoph

J'en ai conscience, il va bien me falloir plusieurs semaines pour rattraper les dégâts du régime Bavarois. Alors, au menu depuis mon retour, c'est salades de crudités en tout genre, soupe de courgettes ou gratin d'aubergines. Pour le dessert, j'ai banni la crème glacée et je me contente de fruits.

Christoph m'a d'ailleurs fait découvrir une salade de fruits - ou ein Obstsalat devrais-je plutôt dire - qui, même s'il elle n'est pas des plus diététiques (il reste Bavarois, ne l'oublions pas), a le mérite de rafraîchir.

Pour vous, en exclusivité et avec son consentement, je vous livre ici sa recette - écrite en observant le cuisto. Une façon pour moi aussi de vous remercier pour vos gentils commentaires (davantage sur Facebook qu'ici d'ailleurs).


Pour 2 personnes

Ingrédients
- 2 nectarines blanches
- 1 vingtaine de raisins blancs
- 1 yaourt nature velouté
- sucre
- jus d'oranges
- chocolat noir/orange

Préparation
Couper la nectarine en morceaux et répartir dans deux bols.
Couper et épépiner les raisins et les répartir également dans les deux bols.
Placer les bols au réfrigérateur.
Verser le yaourt dans un récipient et ajouter du sucre (ou prendre tout simplement un yaourt sucré).
Ajouter un peu de jus d'oranges et mélanger (attention à ne pas obtenir un mélange trop liquide).
Laisser le récipient au frais.
Couper des pépites de chocolat.
Répartir le mélange yaourt-sucre-jus d'oranges sur les fruits puis ajouter le chocolat.
Déguster de suite.

1, 2, 3...