Terres du Son 2012

Si je devais résumer cette nouvelle édition des Terres du Son en un mot, ce ne serait pas CONCERTS, ni MUSIQUE, ni même encore HEINEKEN... je choisirais plutôt BOUE !!

La preuve...




La pluie a en effet décidé de s'inviter au festival et de passer trois jours en notre compagnie, transformant ainsi le sol en bain de boue géant.


Dès le départ, après avoir aidé deux véhicules utilitaires embourbés sur le "parking", Tiphaine, Fanny et moi avons donc renoncé à planter la tente - bizarrement ! Je remercie au passage nos hôtes Anne et Jonathan qui n'ont pas eu peur de nous héberger dans notre état et qui nous ont ainsi permis de prendre des douches (chose inespérée pendant un festival). Certains de nos compagnons d'infortune n'ont pas eu cette chance...


En même temps, je ne vois pas de quoi je me plains, la boue, c'est bon pour la peau, non ? Et ça permet aussi de faire des rencontres plutôt inattendues...


- Une petite princesse dans un monde de boue -

Heureusement, il faut plus qu'une météo capricieuse pour freiner les organisateurs et tous les concerts (ou presque) ont pu avoir lieu pour notre plus grand plaisir. D'ailleurs, ne dit-on pas "Festival pluvieux, festival heureux ?"

- Charlie Winston -

- Didier Wampas au début du concert -

- Didier Wampas à la fin du concert -

- Mathias Malzieu de Dionysos -



Terres du Son 2011

Avant de fouler le sol du festival pour la 4ème fois, je n'étais pas fière. Il me semble même avoir échappé une phrase aussi débile que "j'ai vieilli".

"Je le sens pas ce festival, je les sens pas les trois nuits dans la tente, je les sens pas les trente mille festivaliers, je la sens pas la vingtaine de concerts..." Je ne sentais pas grand chose à part ma côte fracturée à vrai dire.

Sauf que Terres du Son est un endroit magique - non, pas comme DisneyLand - où tu oublies ton âge et tout le reste aussi. Le silence, le boulot et la douche sont devenus trois concepts totalement étrangers pour toi. Tu t'en fous, tu "kiffes la life". Tu te permets même de prononcer ces mots alors que dans un autre contexte, cette expression serait tout à fait incongrue pour ta condition.

Pour "profiter de ce moment de bonheur", il y a donc :

- Des concerts bien sûr, nous sommes quand même venues pour ça et avec des connus comme Patrice, Aaron, Yodelice, Lilly Wood and the Prick, Irma, Dub Inc, La Ruda, Les Hurlements d'Léo, Yael Naïm, etc... et des moins connus comme Les Caméléons, Les Soeurs Moustache et Les Voleurs de Swing, le week-end est déjà bien rentabilisé.

- De la musique en veux-tu, en voilà, quand nous mangeons, quand nous dormons, quand nous allons aux toilettes, bref, de la musique tu n'en veux plus, en voilà quand même !

- Des bons petits plats genre soupe éthiopienne, pâtes à la togolaise et thé oriental ; rien que ça, valait déjà le déplacement.

- Des ateliers normalement réservés aux plus jeunes

- De la culture avec la visite du Château de Candé

- Mon appareil photo, pas de la première jeunesse, mais qui permet de rapporter quelques souvenirs quand même :

- Côté village gratuit -



- WC -

- Scène village -

- Côté grandes scènes -


- Tentative de récupération pour Fanny et Tiphaine -


- Côté camping -


- Ecrire son nom sur la tente, meilleur moyen pour la retrouver en fin de soirée et pour que d'autres festivaliers ne la confondent pas avec la leur -


- Notre réveil -

- Mieux vaut être patient pour aller aux WC le matin -

- Côté château -






Le retour à la réalité lundi midi fut aussi déroutant que notre arrivée sur les lieux trois jours plus tôt et nous sommes restées quelques jours au stade larvaire pour nous en remettre.



-> La qualité assez médiocre de cet article pourrait laisser croire que je n'ai toujours pas quitté le stade précédemment cité alors qu'il est juste difficile de raconter un week-end comme celui-ci - pour la quatrième fois qui plus est. Je propose donc à mes deux jeunes et fidèles accompagnatrices de se charger du récit des Terres du Son 2012, parce qu'il faut bien reconnaître, je vieillis...

Terres du Son 2010


Déjà mes troisièmes Terres du Son et a fortiori mon troisième article concernant ce festival. Je dois avouer qu'avant de me lancer dans la rédaction de ce post, j'ai retourné mon cerveau dans tous les sens pour trouver une façon originale de relater ce week-end, en évitant les répétitions d'ici et . En vain.

Finalement, il m'est revenu à l'esprit un épisode de How I Met Your Mother (série américaine assez hilarante que je recommande à tous par ailleurs) dans lequel Marshall adolescent écrit une lettre à son futur-lui "Dear future me" et cela m'a inspirée...


Chère future moi,

Quand tu liras ces mots, tu seras certainement en train de "galérer" pour préparer ton sac avant ton quatrième week-end Terres du Son. Voici quelques petits conseils qui te seront peut-être utiles :

Si tu n'as pas changé de sac de couchage d'ici là, prends une couverture, un pull et une paire de chaussettes. Emporte également ta paire de bottes en caoutchouc top fashion achetée spécialement pour l'édition 2010 qui t'a été d'une grande utilité. Enfin, n'oublie pas le kit de survie mouchoirs en papier/lingettes/sacs poubelles.

Heuuu, dois-je ajouter ton billet d'entrée dans la liste ?!

Lorsque tu arriveras à Monts, rappelle-toi qu'au rond-point, ce n'est PAS A DROITE !!

Si le camping est aussi rempli qu'en 2010, EVITE par tous les moyens de planter ta tente à l'entrée. Rappelle-toi, quand tous les festivaliers sont enfin endormis à six heures du mat', les bénévoles, eux, restent éveillés... et toi aussi par la même occasion.

Sinon, concernant l'accès au site, tu maîtrises déjà : pas d'objets te permettant de blesser ni de tuer un festivalier, pas d'alcool (pour ça, tu fais le plein à l'extérieur), une petite collection de bouchons en plastiques dans les poches et ton appareil photo "compact" comme ils disent (même si tu t'es offert un Canon EOS de la mort cette année).

Avant de partir, investis dans un chapeau, une casquette ou autre truc à mettre sur ta tête en cas de grosse chaleur, ou assure-toi que Tiphaine a bien pris son écharpe pour te faire un turban.

Le bruit que tu entends plusieurs fois par jour et qui te fait si peur n'est pas le hurlement de 100 000 spectateurs en délire ni du tonnerre qui gronde, mais simplement un TGV qui passe. Et si jamais on annonce un avis de tempête pour la nuit, n'attends pas que tes amies soient endormies pour les supplier de remballer et de quitter les lieux en vitesse.

Enfin, pour la pérennité de ton ouïe, fais une réserve de bouchons dès le vendredi ; tes oreilles te diront merci.

A présent, dépêche-toi un peu, parce que quelque chose me dit que Fanny et Tiphaine sont certainement déjà en train de t'attendre...

Signé, ton ancienne toi.






Après ces quelques lignes purement égoïstes et dénuées d'intérêt, je vous propose un petit quizz tout à fait palpitant (!) pour me faire pardonner :

Question 1 : Qui est ce chanteur ? (Indice : j'avais parié qu'il annulerait son concert comme à son habitude)


Question 2 : Qui va faire son apparition sur scène avec de magnifiques roses rouges et des petits papillons blancs accrochés au micro ? (Indice : c'est unE chanteuSE :P)


Question 3 : Comment s'appelle ce jeu ? (Voici une formidable démonstration de Fanny pour vous mettre sur la voie)



Question 4 : Pourquoi ai-je pris cette photo ?


Toutes les réponses seront les bienvenues et je remercie à l'avance ceux qui feront marcher leur imagination.

Pour terminer sur une note sérieuse et pour parler un peu concerts (parce que c'était quand même l'objectif du festival), j'ai découvert que Tété ne savait pas parler autrement qu'en chantant, que Izia était aussi à l'aise perchée sur des talons de 10 cm que moi dans mes Birkenstock, que Ben l'Oncle Soul a vraiment de très chouettes bretelles, que la chanteuse de Morcheeba sait coudre (à en voir la robe qu'elle portait) et que l'humoriste Alexis HK garde la cravate en toutes circonstances. Sans exagération, nous avons assisté à des concerts de très grande qualité. Bravo les gens !

Je garde le mot de la fin pour mon coup de coeur : Courir Les Rues. Ce groupe aussi talentueux que sympathique vous communique sa bonne humeur dès les premières notes et met une sacrée ambiance. Je pense qu'on en reparlera ;)

Eloge pour un festivalier-campeur

Le festivalier-campeur (ou l'inverse) est né en France au début des années 1990 et a grandi entouré des siens... et de sa bande de potes ! Cette année, le festivalier-campeur a travaillé dur pour avoir son Bac, alors, quand arrivent les vacances, il est pressé de partir avec tous ses copains pour décompresser.

Le festivalier-campeur cherche alors l'endroit idéal : pas trop loin de chez papa-maman et abordable pour son porte-monnaie, et choisit le festival Les Courants, à Amboise.



La semaine qui précède le festival, il fait un tour chez Décat' et investit dans une Quechua 2 secondes ; tente qu'il n'aura aucun mal à défaire mais qu'il ne saura jamais remettre dans sa housse d'origine. -> Oui, le festivalier-campeur a peut-être son Bac, mais il n'est pas très doué avec les choses importantes de la vie.

Le festivalier-campeur n'est pas stressé : il arrive tard au festival, monte sa tente n'importe où - le plus prêt possible de celle des autres tant qu'à faire - et ne prend pas la peine de mettre les sardines - il est trop occupé à boire avec ses copains.

Comme il ne tient pas l'alcool, il arrive aux concerts déjà bien éméché, et tel un petit Poucet des temps modernes, il a pris soin d'uriner sur le trajet camping/festival pour être certain de retrouver sa tente à la fin de la soirée.

Pendant les concerts, il adopte différentes attitudes plus improbables les unes que les autres, et finit toujours par se débarrasser des choses futiles comme ses chaussures, son t-shirt, parfois son pantalon, puis son haleine fraîche et enfin sa dignité.

- Sanseverino -

Lorsque son groupe fétiche débarque sur scène, il commence à se mouvoir de manière incertaine. D'ailleurs, s'il tient encore debout, c'est uniquement grâce à ses petits camarades-danseurs-de-pogo qui lui donnent des coups pour le redresser. Arrive ensuite le moment (im)précis où il s'approche d'une jeune fille ; il aimerait bien lui glisser quelques mots doux dans le creux de l'oreille, mais pendant un concert des Wampas, les "mots doux dans le creux de l'oreille" se transforment en bafouilles hurlantes et postillonnantes sur la joue. La jeune fille s'essuie, lui sourit, puis lui fait signe gentiment de s'éloigner parce qu'elle n'est pas intéressée. Pas grave, le festivalier-campeur se dit que si ça n'a pas marché avec elle, ça marchera peut-être avec une autre. Il fera donc une seconde tentative plus tard dans la soirée... avec la même fille qu'il n'aura pas reconnu ! -> Quand le festivalier-campeur est bourré, il n'est pas très physionomiste. Par contre, la fille...

Pour montrer sa supériorité et son héroïsme, le festivalier-campeur n'hésite pas à braver les éléments et escalade la barrière, monte sur la scène, slame sur les gens qui le trouvent un peu trop collant (dans tous les sens du terme) et finissent par le lâcher. Lui s'écroule lamentablement -> Sauf qu'un festivalier-campeur est infatigable et ce ne sont pas quelques piétinements ou dents en moins qui vont l'arrêter ! -> Quand le festivalier-campeur veut faire la fête, il devient indestructible !

A la fin des concerts, il revient au camping. Et là, le Didier Wampas de la nuit, c'est lui ! Le vrai se tape la tête avec son micro et vogue sur le public en folie, le faux utilise sa lampe électrique et se jette sur les tentes des campeurs en furie. En revanche, tout comme son idole, il est généreux avec l'assistance et fait profiter TOUT LE MONDE de ses talents (bien cachés) de chanteur, de musicien, de danseur, de jongleur, d'acrobate, de cascadeur, de sportif de haut-niveau, de philosophe, de diplomate, d'homme de lettres et d'homme de ménage. Et vous seriez surpris de constater sa force imaginative en matière de conneries -> C'est le problème du festivalier-campeur déchiré, il n'a pas de limites.

- Lieu de vie du festivalier -

Avec les années, mes amies et moi avons appris, souvent à nos dépens, comment fonctionnait cette espèce d'énergumène - parce qu'il s'agit bien d'une catégorie d'êtres (malheureusement un peu trop nombreux) ayant un caractère commun distinctif. Même s'il est un peu prématuré de dire que nous maîtrisons parfaitement la situation face à ce genre d'individu, nous savons désormais comment remédier à quelques petits désagréments. En voici un exemple :

- Le Piège -

Et si, comme nous, vous êtes amenés à faire quelques festivals cet été et rencontrer ces agités, n'hésitez pas, nous nous ferons une joie de vous communiquer quelques ruses simples et dissuasives :)

Terres du Son 2009

Un an après, on prend les mêmes et on recommence (avec la nouvelle recrue Fanny). Le rendez-vous était fixé à Descartes. Arrivée chez Tiphaine, je réalise que j'ai pensé à tout... sauf à mon ticket d'entrée au festival ! Ma cote d'éco-citoyenne était déjà au plus bas avant même que TdS n'ait commencé.

Après un détour par mon appart' pour prendre le bout de papier, nous avons été accueillies par des bénévoles plus rodés que l'an dernier, des festivaliers qui ont pris un peu d'avance niveau musique/alcool et un terrain de camping littéralement labouré.

- Message pour ces messieurs -
Passer ensuite la fouille pour entrer sur le festival, c'était comme passer la douane. Si nous avions dissimulé quelques canettes et objets contondants l'an dernier, ce n'était absolument pas envisageable cette fois-ci. Même si ça a un côté rassurant, c'est un peu fatigant de devoir vider ton sac alors que tu avais tout bien rangé, que chaque objet avait une place bien précise pour optimiser chaque millimètre carré du contenant.

Après ça, ce n'est que du bonheur : du vert et de la musique partout. Parmi la petite trentaine de concerts que nous avons vus et aimés, mention spéciale à Caravan Palace (du jazz manouche/électro qui ne ressemble à rien de ce que vous connaissez déjà), à Kiemsa (du rock/ska/punk qui en envoie), au Tram des Balkans (musique tzigane qui déménage) à The Rakes (groupe pop/rock qui fait du bruit) et au collectif de La Saugrenue (La Goutte au Nez, le Quatuor Megamix, Madamirma, Le Balluche, etc. qui méritent d'être connus)


- Le serpent arc-en-ciel de Megamix -

- Emily Loizeau -

- Thomas Fersen -

En plus de découvrir des dizaines d'artistes plus sympas les uns que les autres, nous avons toutes les trois craqué pour la fouée. Cette spécialité culinaire venue de Loire-Atlantique est une simple pâte à pain cuite dans un four à bois très chaud. Elle peut être garnie de sucré ou de salé et se mange chaud, sans modération.


Difficile de résumer trois jours intenses aux TdS. Tout notre quotidien change : on vit dehors, au milieu de cinq mille personnes (c'est surtout la nuit qu'on s'en rend compte), la toilette se fait à la lingette, on ne rentre pas dans des WC sans avoir pris des copeaux de bois, on fait des siestes dans l'herbe (même en plein concert de rock), on s'improvise un K-way avec un sac Handy Bag, on a des vêtements couverts de boue et on s'en fout.


- Tiphaine et Fanny attendent -



- Les dernières heures de mes tennis irlandaises -

Je vous laisse sur ces belles paroles, c'est maintenant l'heure du grand nettoyage...

1, 2, 3...