Je referme ma parenthèse Oslo et je retourne à Stockholm.
Ma visite de Stockholm ne s'est pas limitée à errer dans les rues et sur les ponts, je suis également entrée dans certains bâtiments. Parmi eux, le musée Vasa [Vasamuséet]. Pour la petite histoire, il m'a été conseillé par un gentil papy américain que j'ai croisé sur un quai de gare à l'aller. Et entre deux histoires sordides concernant ses multiples conquêtes en bikini au bord de sa piscine en Floride [photos à l'appui], il m'a parlée de ce musée. Moi, pas encore tout à fait bilingue français-"chewing-gum", j'ai fait confiance et j'ai promis d'aller jeter un coup d'oeil...
Non, le musée Vasa n'est pas un lieu où l'on découvre le processus de fabrication des fameuses biscottes [qui, d'ailleurs, s'écrivent avec un "w"].
Allez, on s'accroche et on écoute le petit résumé historique qui vous fera briller en soirée : le Vasa est un navire du XVIIème siècle qui, dès sa sortie du port le 10 août 1628, a coulé. Manque de bol pour l'équipage, il a tout emmené avec lui dans les profondeurs de la mer Baltique. Coup de bol pour nous, un chercheur spécialiste de cette période s'est réveillé après la deuxième guerre mondiale et a signalé qu'un vaisseau royal reposait au fond, dans la vase. Manque de chance pour les plongeurs, la vase, c'est pas ce qu'il y a de plus simple à retirer du bois, squelettes et autres. Coup de chance pour nous, la vase, mine de rien, ça conserve [nb : peut-être à envisager comme crème anti-rides ?!]. Bref, quelques centaines de millions de couronnes suédoises plus tard, notre Vasa est renfloué, nettoyé, séché, traité, restauré et exposé dans un immense hangar [pardon pour le hangar en question qui a fait l'objet d'un concours architectural internordique en 1981 et qui a nécessité quelques années de travaux et 250 millions de couronnes à lui tout seul].
Le musée Vasa se situe sur l'île de Djurgården [et oui, encore une autre] qui était un parc de chasse royale jusqu'au XVIIème siècle mais qui est aujourd'hui constitué de vastes pelouses à l'anglaise et de bois [la campagne dans la ville en somme].
Bref, je remercie quand même l'américain, sans qui je n'aurais pas eu la curiosité d'aller explorer le Vasa.
Et comme toujours, voici quelques photos [du musée et du coin, pas des "girlfriends" en bikini du papy-pervers je vous vois venir]...
[Djurgården - pris de Strandvägen]