
Qui a dit que les vacances étaient finies ? N'ayant pas été appelée par notre chère secrétaire de l'Inspection, je suis restée à mon école de rattachement, à tenir compagnie à mon directeur, préparer le café pour les collègues aux récrés, résister à la boîte de chocolats restée sur la table à me faire clin d'oeil sur clin d'oeil, regarder la neige tomber par la fenêtre, et accessoirement couvrir des livres toute la journée.
Bref, pendant tout ce temps, j'ai eu le loisir de repenser aux deux semaines de vacances qui viennent de s'écouler...

... L'avantage d'avoir une angine à Noël, c'est qu'on évite d'engloutir une trop grande quantité de nourriture - les médicaments nous suffisent largement. L'inconvénient en revanche, c'est quand on doit se rendre en Bavière, avec tout ce que le trajet implique. Mais bref, je me suis déjà attardée sur
ce point.
Toujours est-il que le régime bavarois, des fois, ça a du bon. Mon angine ne m'a pas empêchée de suivre mon Christoph dans ses péripéties : parcourir une dizaine de kilomètres par - 4°C (lui en courant, moi à vélo), marcher quatre heures dans la neige en Autriche, assister à une compétition de saut à ski à Oberstdorf, faire du snowboard à droite à gauche, réveillonner jusqu'à 5 heures du mat', admirer les feux d'artifices à minuit sous une tempête de neige et passer souhaiter "eine gutes neues Jahr" à toute la petite famille S.
- Allgäu -
- Autriche -

- Oberstdorf -

Bon, ce que je ne vous dis pas, c'est que sur le vélo, j'ai cru que j'allais perdre mes extrémités à cause du froid, qu'à Oberstdorf, j'ai cru que j'allais mourir de peur car sous les tribunes on pouvait voir... le vide (!), que sur mon snow, je me suis tapée des méga bleus aux genoux, que pour tenir toute la nuit de la Saint-Sylvestre j'ai dormi toute la journée du 31 et j'ai fait des siestes toutes les heures sur le canapé de Bastian, qu'en regardant/évitant les feux d'artifices, il ne m'a pas fallu plus de deux minutes pour me transformer en bonhomme de neige, et surtout, que ce fameux 31 décembre 2008, j'ai dû retourner chez le toubib pour la troisième fois en treize jours !!!
- Je ne dois pas être la seule à avoir mal aux genoux -

Sauf que là, attention, il s'agissait d'un médecin allemand : die Arztin ! Et que, non seulement ça va très vite, mais en plus elle te file elle-même les antibiotiques - genre tu n'as même pas besoin de passer à la pharmacie - et en moins de deux tu es guérie :) On ne plaisante pas avec les amygdales là-bas.
Aujourd'hui, je vais beaucoup mieux - jusqu'au prochain microbe, à la prochaine infection - je suis rentrée en France et pour le plaisir de tous j'ai ramené la neige avec moi ;) Merci qui ?