Gastro 1 / Grippe 0

10 bonnes raisons d'aller jouer un match de volley-ball avec une gastro-entérite :

- parce que c'est toujours plus sympa de passer un samedi soir dehors, qu'au lit avec une bouillotte sur le ventre
- parce que les copines-mamans ont toujours du Smecta sur elles alors que moi, je n'en ai même pas dans ma pharmacie
- pour me prouver que ce n'est pas une gastro qui m'arrêtera
- pour le plaisir de taper le ballon
- parce que pendant qu'on joue, on ne pense (presque) plus à son estomac
- pour essayer de la refiler à quelqu'un(e) :P
- pour perdre les dernières calories qui ne sont pas encore parties dans les toilettes
- pour se sentir moins seule dans cette galère (j'espère que tu vas mieux, Tiphaine)
- pour oublier les préparations, les 25 cahiers et rédactions à corriger et la très prochaine visite d'une conseillère pédagogique
- parce que pour la première et dernière fois, on a facilement gagné contre Joué-lès-Tours :)

Bien sûr aujourd'hui, nous sommes dimanche et toutes les pharmacies sont fermées. Pour palier au manque de médocs, je suis donc allée faire le plein de Coca, acheter du riz sous toutes ses formes et renflouer mes réserves de papier toilettes - sait-on jamais - pour être en pleine forme pour la grève de mardi ^^

Ils ont le poux-voir

Quel bonheur de rentrer chez soi après six heures de classe, une heure de correction, une heure de conseil des maîtres et deux heures de conseil d'école. Hier soir, j'étais claquée (surtout que j'ai toujours mes courbatures depuis mon jogging de dimanche) et après des journées comme celle-là, la seule perspective de ma soirée, était mon lit, sans passer par la case "dîner" ni "internet".


Sauf qu'en entrant dans la salle de bain pour me laver les mains, j'ai découvert un objet collant non-identifié dans mes cheveux. J'arrache immédiatement ce dernier pour confirmer mes doutes... A mon plus grand désespoir, il s'agissait bien d'une lente. Ma soirée ne faisait que commencer !

J'ai d'abord passé ma chevelure au peigne fin (c'est le cas de le dire) pour voir à quel stade de la contamination j'en étais. Rien. Je me suis fait un shampooing parce que tout bon enseignant qui se respecte a toujours du shampooing anti-poux dans sa pharmacie. Tandis que je laissais reposer le produit "j'te-brûle-le-crâne-mais-c'est-pour-être-plus-efficace", j'ai mis une machine à tourner avec tout ce qui ressemble de près ou de loin à du tissu et qui aurait pu toucher directement ou indirectement ma tête depuis une semaine (c'est à dire environ toute ma penderie). Bien sûr, une lessive n'a pas suffit, le reste est allé dans des sacs plastiques. Je me suis rincé les cheveux puis j'ai repris le peigne "j't'arrache-les-cheveux-mais-c'est-pour-être-plus-efficace". Rien.

La suite me dira s'il s'agissait d'une fausse alerte ou si les vicieux étaient supra bien planqués pendant tout ce temps. Ce qui m'énerve le plus dans tout ça, c'est que ce week-end, j'ai acheté un album de Stephanie Blake qui s'intitule... Poux ! Ironie du sort quand tu nous tiens...

Celui par qui le mal arrive


Si je résume la situation, depuis la mi-décembre j'ai eu une angine, une sinusite, une trachéite, une bronchite et une autre sinusite, je suis allée six fois chez le médecin, j'ai fait des radios des poumons et des sinus, une prise de sang et je ne compte pas tous les médicaments avalés et toutes les heures transpirées, tout ça pour quoi ? Pour un bout de machin qui mesure à tout casser 500 nanomètres et qui répond au doux nom de Mycoplasma Pneumoniae.

Selon Wikipédia, la maladie touche principalement les adolescents et les jeunes adultes (contente de savoir que je suis encore considérée comme jeune à 27 ans) et peut durer jusqu'à plusieurs mois (Cher Mycoplasma Pneumoniae qui est en moi, n'y compte même pas !) Cette petite chose permet d'attraper des angines, bronchotrachéites, sinusites et même pneumonies (finalement, j'ai presque fait le grand chelem).

Toujours est-il qu'au jour d'aujourd'hui, je suis encore arrêtée et j'ai écopé d'une cinquième série d'antibiotiques... pendant dix jours. Selon mon médecin, "cette bactérie est très virulente et ne se soigne pas en 2-3 jours comme une angine". Mouais... envie de dire que mes angines à moi, ne se sont JAMAIS soignées en si peu de temps.

Je tiens quand même à remercier au passage tous mes adorables élèves pour leur contribution à m'avoir refilé ce microbe qui se sent particulièrement bien dans mes voies respiratoires et qui je crois, a décidé d'y passer l'hiver.

Cauche/marre


Celles et ceux qui me connaissent bien savent que j'ai un rêve récurrent. Dans ce rêve, je suis poursuivie par plusieurs personnes (parce que ce serait trop simple d'en semer une seule) qui ne me veulent pas que du bien, voire franchement du mal. Alors, pour les éviter, je me cache. Mais généralement, ils me retrouvent - même dans n'importe quelle mégapole, planquée dans n'importe quel appart, ils-me-re-trou-vent ! Donc je cours... et quand je suis à bout de souffle, je trouve une autre cachette, tout en sachant qu'il faudra que je l'abandonne peu de temps après pour recommencer à courir... etc... etc... Et ça peut m'entraîner très loin cette petite plaisanterie. Certains matins, je me réveille tellement KO qu'il me faudrait une deuxième nuit enchaînée pour me remettre de la première.

Bref, tout ça pour vous dire qu'aujourd'hui, grâce à ce magazine hautement intellectuel qu'est TéléStar, j'ai une explication au pourquoi du comment :
"Quel que soit ce qui est redouté, la peur onirique traduit toujours l'angoisse de la mort. Lorsqu'il se sent poursuivi, le rêveur exprime alors sa peur d'être détruit par la pression que son environnement lui inflige. Il affiche une différence par rapport aux autres, ce qui les dérange. (...) Si la tension est trop forte, elle se manifeste par un cauchemar."

Merci TéléStar ^^'

NB : La photo n'a rien à voir avec l'article :P Juste envie de vous montrer comme mes poumons vont bien, du moins allaient bien lundi :D

C'est la fête


Hier, j'ai eu 27 ans et mon premier cadeau d'anniversaire fut celui offert dès jeudi par mes 27 petite section : des microbes. Je pense qu'ils ont tous bien participé au cadeau car le résultat est une trachéite bien tarabiscotée avec grosse fièvre et nez qui coule en permanence. Vendredi matin, j'ai donc dû répéter 27 fois la phrase "Aujourd'hui je ne peux pas te faire de bisous car je suis malade" et j'ai vu 27 visages désappointés. Sans doute déçus que je ne veuille pas partager mon cadeau comme eux le font si bien.


A la pause déjeuner, j'ai laissé mes collègues pour tester les matelas de la salle de motricité ;) puis le moment fatidique de la sieste des petits est arrivé. J'avoue que la phrase "Dors ! TOI, tu peux dormir, alors dors !" m'a démangée. Surtout qu'il y a toujours quelques irréductibles qui restent les yeux grands ouverts fixés sur la maîtresse et qui, par la même occasion, empêche cette dernière de fermer les siens, juste pour reposer sa tête et son corps.

La journée d'hier ne fut pas non plus une franche partie de rigolade. N'ayant pas constaté d'amélioration bien au contraire, j'ai dû renoncer à jouer le match de volley et décommander la soirée. Heureusement que ma petite famille a fait le déplacement pour venir me chercher et s'occuper de moi - ça c'est un sacré cadeau <3

Pour résumer la situation, j'ai dormi tout l'après-midi. Le soir, j'ai voulu parler sur Skype avec mon chéri, ça a duré quatre minutes car il partait devinez où ? A une soirée d'anniversaire ^^'. Plus tard, j'apprends que mes coéquipières ont gagné notre premier match de la saison - c'est aussi le premier où je ne jouais pas - contente pour elles mais un peu l'impression de porter la poisse. Finalement, j'ai fait une inhalation devant cet objet désormais étranger pour moi qu'est la télévision et une émission totalement abstraite : les NRJ Music Awards. Puis je suis allée me coucher en attendant patiemment que ma température remonte pour reprendre un énième comprimé de paracétamol 1g - ce que j'ai fait à 39,3 °C.

Enfin, comme dirait le grand sage Pierre P. : "Il y a des gens qui sont plus malades que toi." Fin de citation. Je ne vois vraiment pas de quoi je me plains !

NB : Aujourd'hui, il semblerait que ma trachée aille mieux puisque tout est descendu dans les bronches. Rien ne me sera épargné.

Meilleurs voeux pour 2009


Qui a dit que les vacances étaient finies ? N'ayant pas été appelée par notre chère secrétaire de l'Inspection, je suis restée à mon école de rattachement, à tenir compagnie à mon directeur, préparer le café pour les collègues aux récrés, résister à la boîte de chocolats restée sur la table à me faire clin d'oeil sur clin d'oeil, regarder la neige tomber par la fenêtre, et accessoirement couvrir des livres toute la journée.

Bref, pendant tout ce temps, j'ai eu le loisir de repenser aux deux semaines de vacances qui viennent de s'écouler...


... L'avantage d'avoir une angine à Noël, c'est qu'on évite d'engloutir une trop grande quantité de nourriture - les médicaments nous suffisent largement. L'inconvénient en revanche, c'est quand on doit se rendre en Bavière, avec tout ce que le trajet implique. Mais bref, je me suis déjà attardée sur ce point.

Toujours est-il que le régime bavarois, des fois, ça a du bon. Mon angine ne m'a pas empêchée de suivre mon Christoph dans ses péripéties : parcourir une dizaine de kilomètres par - 4°C (lui en courant, moi à vélo), marcher quatre heures dans la neige en Autriche, assister à une compétition de saut à ski à Oberstdorf, faire du snowboard à droite à gauche, réveillonner jusqu'à 5 heures du mat', admirer les feux d'artifices à minuit sous une tempête de neige et passer souhaiter "eine gutes neues Jahr" à toute la petite famille S.

- Allgäu -

- Autriche -

- Oberstdorf -

Bon, ce que je ne vous dis pas, c'est que sur le vélo, j'ai cru que j'allais perdre mes extrémités à cause du froid, qu'à Oberstdorf, j'ai cru que j'allais mourir de peur car sous les tribunes on pouvait voir... le vide (!), que sur mon snow, je me suis tapée des méga bleus aux genoux, que pour tenir toute la nuit de la Saint-Sylvestre j'ai dormi toute la journée du 31 et j'ai fait des siestes toutes les heures sur le canapé de Bastian, qu'en regardant/évitant les feux d'artifices, il ne m'a pas fallu plus de deux minutes pour me transformer en bonhomme de neige, et surtout, que ce fameux 31 décembre 2008, j'ai dû retourner chez le toubib pour la troisième fois en treize jours !!!

- le vide -

- Je ne dois pas être la seule à avoir mal aux genoux -

Sauf que là, attention, il s'agissait d'un médecin allemand : die Arztin ! Et que, non seulement ça va très vite, mais en plus elle te file elle-même les antibiotiques - genre tu n'as même pas besoin de passer à la pharmacie - et en moins de deux tu es guérie :) On ne plaisante pas avec les amygdales là-bas.

Aujourd'hui, je vais beaucoup mieux - jusqu'au prochain microbe, à la prochaine infection - je suis rentrée en France et pour le plaisir de tous j'ai ramené la neige avec moi ;) Merci qui ?

C'est aussi ça, la magie de Noël

Une écrevisse qui tente de se faire la malle parce qu'elle préférerait passer le réveillon en famille plutôt que dans une assiette (comme on la comprend)


Une angine qui dure, qui dure... à tel point qu'il faille retourner chez le médecin un 24 décembre et une ordonnance blindée de médocs non remboursés (c'est cadeau !)


* Joyeux Noël *

1, 2, 3...