Hochzeit

Le week-end dernier, deux couples d'amis se sont dit "oui". Ce n'est quand même pas de chance, nous n'avions que deux mariages prévus cette année, il a fallu qu'ils tombent le même jour.

L'inconvénient avec les mariages en septembre, c'est qu'on ne sait pas trop à quoi s'attendre au niveau de la météo et, par conséquent, quoi mettre. Par précaution, j'ai donc fait l'acquisition d'une robe inter-saison (avec une fine doublure) pour porter avec une paire de ballerines.

Comme d'habitude, j'avais tout faux. Et le matin du mariage, le thermomètre affichant 27°C, j'ai dû me résigner à laisser mon nouvel achat dans l'armoire et enfiler une petite robe d'été et des nu-pieds.


J'aurais peut-être dû me contenter de sandales car le mariage où nous sommes allés avait lieu dans un verger (même si c'est bien un champ de maïs que les connaisseurs apercevront à l'arrière-plan de la première photo), endroit difficilement accessible pour quiconque avait chaussé des talons.

Et pour UNE fois, j'en avais !

Sur ce chemin de campagne, ma démarche ressemblait à celle d'une poule qui aurait essayé d'avancer sur des braises avec une patte cassée. Et comme nous étions en retard - logique, le temps que je trouve une nouvelle tenue - j'ai même tenté une accélération : exercice très périlleux pour un résultat ridicule et totalement inefficace.

Bref, le chemin nous a menés au lieu de la cérémonie, FACE à l'assemblée déjà bien installée - et oui, un retard de quinze minutes en Allemagne équivaut environ à une heure de retard en France, il faut le savoir. J'avais déjà grillé toutes mes cartouches discrétion et distinction avant même d'avoir ouvert la bouche...

Le reste de la journée, j'ai décidé de faire profil bas et de me cacher derrière mon appareil pour garder ces beaux moments en souvenir (le mariage, pas mon arrivée). En voici quelques photos que je publie avec l'aimable autorisation des mariés.


Herzlichen Glückwunsch und alles Gute, Nicki und Daniel !


















A comme Amsterdam...

B comme bateaux

C comme canaux

D comme Dam

E comme embouteillages

F comme Franck Anne

G comme Gouda

H comme Heineken

I comme incompréhensible

J comme Jordaan



K comme kilomètres + "kaputt"

L comme location de luxe



M comme Marken


N comme nature


O comme orientation
P comme pédalo

Q comme Quartier Rouge


R comme Rijksmuseum + Rembrandt



S comme sabots

T comme tulipes

U comme unique

V comme vélos

et
W comme week-end
X comme xénophiles
Y comme youpi
Z comme zinc

(Il y a vraiment des lettres inutiles dans cet alphabet...)

A la ferme

Je vous ai déjà parlé de mon fournisseur de fraises, mais je ne vous ai pas encore raconté où je trouvais mes légumes et autres produits du terroir (ne me dites pas Lidl, s'il vous plaît) !

En fait, plus que le lieu, c'est plutôt le fonctionnement qui est intéressant :

1) Arrivé à la ferme, il faut d'abord sélectionner et prendre les produits que l'on veut - le choix varie selon la saison bien sûr, mais cela va des pommes de terre (cf. photo) aux betteraves rouges en passant par les carottes, les oeufs (cf. photo), le beurre, la confiture ou le lait frais.
2) Ensuite, la partie la plus délicate, il faut compter le montant total soi-même - mais le fermier n'est pas vicieux et fait des comptes ronds.
3) Enfin, on glisse l'argent dans une petite caisse et on repart avec sa marchandise sous le bras. Pas de chance, ce jour-là vous n'avez pas de petite monnaie ? Pas de panique, une petite assiette remplie de pièces est à votre disposition à côté de la caisse pour faire l'appoint.

En partant, si on a de la chance, on peut croiser le fermier à l'autre bout de sa cour qui nous salue et nous remercie par de grands sourires.

Nous avons deux adresses autour de chez nous, mais il paraît que c'est assez répandu ici. Personnellement, je n'avais encore jamais vu ça en France et je me demande si un tel concept y est vraiment envisageable*...




Je clos à présent la série "articles natures" pour commencer une série un peu plus "rock'n roll", celle de mes vacaaaaaances. A bientôt...



* N'hésitez pas à me contredire si je me trompe !

DD comme Développement Durable


Je ne sais pas si c'est une tendance actuelle ou si les allemands sont vraiment plus écolos que nous autres français, mais toujours est-il que mon mode de vie a changé depuis que je vis ici.

Alors bien sûr, en tant que citoyenne responsable et soucieuse de l'avenir de ma planète, il m'arrivait de faire attention aux gestes simples de la vie quotidienne mais dans ce pays, on ne fait pas les choses à moitié...

Par exemple : Qui, parmi vous, a cinq poubelles dans sa cuisine ?!

Entre la poubelle normale, la poubelle plastiques, le compost, la poubelle papiers et la poubelle verres (et encore, pour cette dernière, il faut séparer les verres verts, les verres marrons et les verres blancs...). Soyons honnêtes, les allemands sont quand même les champions du tri des déchets. Et à l'école, c'est quasiment la même chose, si bien qu'à chaque fois, j'ai droit à la question : "Maîtreeeeesse, ça va dans quelle poubeeeeelle ?" Oui d'ailleurs, les enveloppes à fenêtres, les tailles des crayons de bois et les mouchoirs en papier, ÇA VA DANS QUELLE POUBELLE ???!!!

Bon, assez parlé de poubelles, j'ai déjà perdu la moitié d'entre vous.

Les bouteilles aussi jouent un rôle important. Ici, elles sont consignées. A chaque fois que l'on en finit une, il ne faut pas la jeter - même si vous aviez retenu qu'elle allait dans le grand sac en plastique jaune translucide - il faut la garder précieusement dans un coin de votre cuisine (un autre !) pour la redonner au supermarché quand vous retournerez faire des courses.

Mais attention, ça a l'air simple comme ça, mais ça ne l'est pas : D'abord, il y a des bouteilles qui ne sont pas consignées (bah oui, pas d'bol, il fallait faire attention en l'achetant). Ensuite, il y a des supermarchés qui ne prennent pas toutes les bouteilles, voire qui ne prennent que les bouteilles qu'ils vendent. Vous suivez toujours ? Et enfin, il y a des consignes qui, pour une raison indéterminée, ne veulent d'aucune bouteille. Dans ce cas, il vous faut remballer tout le stock de bouteilles vides et vous êtes bien embêtés puisque vous comptiez utiliser le sac en question pour y mettre vos courses.

Tant pis, vous achèterez un sac en plastique à la place...

Une photo ou un doigt


Après avoir photographié tout l'intérieur de la maison de mes beaux-parents, je n'étais toujours pas rassasiée. J'ai donc décidé de sortir. Sauf que le week-end dernier, il faisait -15°C et que la balade fut beaucoup moins agréable que prévue...

Par cette température, je disposais d'environ deux minutes pour prendre une photo avant de perdre un doigt. Deux (toutes petites) minutes pour :
enlever mes moufles, 
ouvrir le sac, 
prendre l'appareil, 
enlever le bouchon, 
allumer, 
cadrer, 
régler, 
appuyer sur le déclencheur,
éteindre, 
remettre le bouchon, 
ranger l'appareil, 
refermer le sac et renfiler les moufles.

J'ai pris 31 photos !!

Certaines fois, parce que mes doigts n'avaient pas retrouvé une température normale depuis la précédente photo, ça échouait dès le départ : je n'arrivais pas à ouvrir la fermeture éclair. Puis l'appareil ne voulait plus sortir du sac (ce qui peut se comprendre). Je décidais alors de mettre la sangle, juste au cas où, mais elle ne passait pas entre mon bonnet, ma capuche et mon énorme tour de cou en tricot. Les doigts, complètement engourdis, n'arrivaient plus à retirer le bouchon de l'objectif et encore moins à régler quoi que ce soit. Enfin, dans un dernier élan, je rangeais mon appareil, en vrac.

Tout ça pour une qualité très relative de la photo en question et quelques doigts en moins...

Dans la douleur, j'ai quand même pris quelques clichés de la "Papier Fabrik", vieille usine de papier désaffectée qui aura disparu dans quelques semaines et du "Niedersonthofener See", lac complètement gelé à cette période de l'année.






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