Die Vignette

Train ou voiture ?
Par la Suisse ou par la France ?

Vous auriez fait quoi à ma place pour rejoindre la Savoie ?

Ces questions vous paraissent certainement insignifiantes mais si l'on considère le nombre d'imprévus qui me sont arrivés par le passé durant mes différents trajets, j'ai préféré étudier minutieusement toutes les possibilités et limiter les risques.

A la première question, je n'ai pas hésité longtemps : voyageant avec une grosse valise et surtout un snowboard, j'avais beaucoup de mal à concevoir les six changements de train qui m'attendaient.

J'ai donc décidé d'analyser les divers itinéraires proposés par Michelin.

Déjà, Michelin, il ne comprend pas bien pourquoi toi, femme, tu es sur son site Internet alors que tu n'as pas, par définition, "le sens de l'orientation" et que tu sais à peine lire une carte routière. Mais bon, Michelin est sympa et compréhensif, il veut bien te laisser une chance, alors il te propose trois choix.

Le premier, par la Suisse, indique 593 kilomètres pour une durée de 6h11. Le second, par la France, et le troisième, par l'Italie, sont plus longs en distance ET en temps.

Il est malin ce Michelin quand même et sait s'y prendre avec les dames : même lorsqu'il n'y a qu'une seule route vraisemblablement possible, il te donne l'impression de te laisser choisir. Ce site a été conçu par des mecs, il n'y a pas d'autre explication rationnelle !

Pour pousser l'ironie jusqu'au bout, le petit futé t'explique dans le moindre détail la route à suivre au moyen d'un langage extrêmement simplifié et te montre même les panneaux que tu vas croiser sur ton chemin. Et si avec tout ça, tu n'arrives pas à destination, il ne peut plus rien pour toi. Il ne te reste plus qu'à prendre le taxi.

J'ai donc imprimé le fameux itinéraire de six pages - en noir et blanc, la ouf' - et celui du retour aussi. Parce que bon, je ne verrai pas les mêmes panneaux !

Le problème de la Suisse, c'est que pour emprunter ses autoroutes, il faut s'acquitter d'un abonnement annuel.

Là encore, j'ai mené mon enquête et j'ai découvert que je pouvais acheter la vignette sur le site Internet de la Deutsche Post. Comme je n'étais pas certaine de la recevoir avant le jour du départ, je me suis directement rendue au guichet :

- "Bonjour, serait-il possible d'acheter la vignette pour les autoroutes en Suisse, s'il vous plaît ?

- Désolé, nous n'en avons pas.

- Ah bon ?! Mais pourtant, j'ai vu que je pouvais l'acheter sur votre site Internet...

- Oui, vous pouvez effectivement vous la procurer en ligne, mais pas au guichet."

J'aime la logique allemande !

Je me suis donc rendue chez ADAC - prononcez "adéatsé" et non "adak" pour ne pas passer pour une idiote - et ai demandé "la carte pour conduire sur les autoroutes en Suisse" ne sachant pas dire "vignette" en allemand :

- "Die Vignette ?" m'a-t-on répondu.

- "Heuuu, ben oui, c'est ça, die Vignette."

Comment être ridicule dans un pays étranger, leçon n°2.

Bref, samedi 19 février, me voici toute fière, sur la route des vacances, la feuille de route Michelin dans la boîte à gants et "die Vignette" collée au pare-brise.

A peine 50 kilomètres plus tard, j'arrive à la douane. Généralement, ils m'aiment bien les douaniers. Et évidemment, entre une Porsche suisse et une Audi allemande, ils ont préféré la Peugeot en plaques bleues :

- "Hallo. Vous allez où ?

- En France, dans les Alpes.

- Vous transportez quoi ?

- Une valise et un snowboard.

- Permis de conduire s'il vous plaît. Garez-vous ici."

Il est parti avec mon permis et j'ai réalisé à cet instant que j'avais oublié de mentionner mes compagnons de voyage Jack Daniel's et Philip Morris bien calés entre mes paires de chaussettes.

Il est revenu et m'a demandé d'ouvrir le coffre. Cela m'a rappelé cette fois sur une aire d'autoroute où ses homologues français avaient retourné toutes mes petites affaires devant un banc de touristes suspicieux et ravis de ne pas être à ma place.

Je ne sais pas si c'est la taille de ma valise qui l'a découragé mais il ne m'a pas dérangé davantage et j'ai repris la route avec mon limitateur de vitesse bloqué à 120 km/h.

Dieu que j'ai regretté les autoroutes allemandes à partir de ce moment là !

Michelin, en plus de tous ses autres avantages, avait même anticipé l'envie de pipi, dis donc : "Vous roulez depuis environ 2 heures, pensez à faire une pause."

Je me suis exécutée et me suis arrêtée à la première aire. Je pénètre dans le bâtiment et trouve : à droite, une supérette, face à moi, un escalier menant à un restaurant et à gauche, un sex shop. Quoi de plus normal ?! Ils pensent vraiment à tout et savent comment occuper leur temps libre ces Suisses ! Sauf que moi, j'étais venue pour une chose bien précise que je n'ai pas pu faire puisque les toilettes étaient naturellement payantes et que je n'avais pas un seul franc suisse en poche.

Je crois que je n'ai jamais été si pressée d'arriver en France...




Ne vous méprenez pas, ces photos reflètent nullement le temps, ni la qualité très relative de la neige que nous avons eue pendant le séjour. Heureusement que ce ne sont pas les seuls facteurs qui garantissent de bonnes vacances. Un autre ? Mon frère, râleur mais de bonne composition, qui filme une de mes descentes même s'il n'est pas en mesure de me suivre :) Sans rancune Titi...

Joie-yeux Noël

- Mon sapin dans mon salon :) -

Pour commencer, les vacances ont habituellement tendance à me mettre en joie : douces retrouvailles, occupations diverses et variées sans les contraintes horaires, bref une période qui me booste. Et pour être honnête, celles-ci ont débuté mieux que bien. Je me suis en effet rendue à Paris pour y rencontrer deux demoiselles. Rien d'extraordinaire me direz-vous, sauf que jusqu'alors, je ne les connaissais que par le biais d'internet. Depuis plusieurs années maintenant, nous communiquons ainsi au jour le jour et malgré ce que pensent certains, ça créé des liens ! Cette journée en leur compagnie est donc un joli pied de nez à tous ceux qui ne voient aucun intérêt aux blogs ou autres Facebook - sans ça, je serais passée à côté de deux super nanas.

Le lendemain, après un passage de (très) bonne heure et de (très) bonne humeur à la gare routière internationale pour y récupérer mon cadeau de Noël, et après un excellent petit dèj' chez Marie-Anne, nous sommes partis pour un périple dans Paris qui allait durer une petite vingtaine de kilomètres, histoire de faire un peu de place aux festins qui se préparent...

Sur ce, joyeuses fêtes à vous... les miennes ont déjà commencé.

- Les cadenas du Pont des Arts -


- M. CHAT, 14 rue Bonaparte, 75006 PARIS -

Free - épisode 2

Résumé de l'épisode précédent :

Fin août, je déménage et préviens Free. Septembre, je harcèle/nous harcelons Free pour qu'ils débloquent la situation. Octobre, la précieuse FreeBox arrive enfin.

Episode 2 ou Comment Free se fout délibérément de ma gueule :
Mi-octobre, en consultant mon relevé de compte, je m'aperçois que Free m'a prélevé, en plus des 29,99 € d'abonnement mensuel, 41,98 €. Moi, toute contente de retrouver internet depuis des semaines d'abstinence et aussi parce que j'en avais un peu-beaucoup marre de ces crétins, je laisse courir... jusqu'à dimanche dernier.

Dimanche, je prends donc l'initiative de comprendre le pourquoi du comment de ce prélèvement. Sauf qu'avec Free, rien n'est jamais simple. Je recherche un peu partout mes identifiant et mot de passe pour accéder à mes factures en ligne. Je télécharge les trois dernières. Pas de trace du prélèvement de 41,98 € (tu penses !!). Pas le choix, il fallait les appeler.

Là encore, c'est sympathique, il faut trouver tous les identifiants qui, bien sûr, ne sont pas les mêmes que pour le site internet. Mais bon, pas envie de lâcher l'affaire maintenant, je remets la main sur ce qu'il faut et c'est parti...

- "Bonjour (avec le ton le plus aimable possible), j'aimerais savoir pourquoi vous m'avez prélevé 41,98 € le mois dernier (avec un noeud dans la gorge quand même)."
- "Il s'agit de vos appels passés vers notre Hotline Mademoiselle."
- "(Complètement interloquée) Pardon ? C'est-à-dire... ?"
- "Vous avez dû appeler régulièrement (c'est le moins qu'on puisse dire) notre Hotline et il s'agit simplement du montant du service (parce qu'ils appellent ça un service !)"
- "(C'est bien ça, j'avais bien compris la première fois) (Avec le ton le plus ironique du monde) Mais Cher Monsieur, ces appels je les ai passés pour essayer de régler VOTRE problème puisque Free a mis plus d'un mois pour m'envoyer la nouvelle box. Alors maintenant, vous allez m'expliquer ce que je dois faire pour me faire rembourser les 41,98 € et par la même occasion, les 29,99 € du mois de septembre."
- "Bien Madame (oui, j'ai pris du galon, je suis passée de Mademoiselle à Madame en seulement quelques minutes). Vous allez télécharger le formulaire machin-chose à l'adresse http://tupeuxremplirautantdeformulairesquetuveuxtunereverrasjamaistonfric.fr/free/voleurs/arnaque.pdf"
- etc... etc.

Croyez-moi si vous le voulez, non seulement le gars m'a renseignée correctement (j'ai trouvé le fameux formulaire) mais surtout, il ne m'a pas raccrochée au nez. Surprenant quand on connaît les méthodes de Free. Il ne reste plus qu'à envoyer tout ça... et attendre (pour changer).

La suite au prochain épisode...

Recette du mois

Temps de préparation : long... très long

Ingrédients :
- une ligne téléphonique avec accès à internet
- une nouvelle Freebox

Ustensiles :
- une dépendante à internet de 26 ans
- un fournisseur d'accès internet malhonnête (il y en a beaucoup sur le marché, mais pour cette fois, Free fera l'affaire)
- une maman formidable
- de la patience

Préparation :
- téléphoner au fournisseur d'accès internet pour signaler un déménagement et faire transférer la ligne. La Freebox doit arriver une semaine plus tard. Attendre.
- la semaine écoulée, si la Freebox n'est toujours pas là, rappeler le fournisseur d'accès internet malhonnête (comme ce dernier a coupé la ligne France Telecom et que la dépendante à internet de 26 ans n'a plus de moyens de communication, prier la maman formidable de le faire à sa place).
- demander gentiment au fournisseur d'accès internet malhonnête d'envoyer la Freebox comme c'était prévu. Légère réaction de celui-ci (courrier). Patienter une semaine.
- pas de changement ? La maman formidable se charge alors d'appeler plus régulièrement le fournisseur d'accès internet malhonnête pour lui secouer les puces. Mélanger efficacement et agiter avec énergie (pour cette partie de la préparation, vous pouvez ajouter à votre convenance un peu d'ironie, un brin de provocation, une pincée d'insultes, le tout saupoudré de menaces - attention toutefois à ne pas mettre trop d'insultes ou le fournisseur d'accès internet malhonnête pourrait raccrocher sans donner de résultat). Laisser reposer.
- ne pas être trop impatient pour ne pas risquer une crise de nerfs. Tout comme la préparation, la cuisson est très longue et nécessite un thermostat élevé pour bien faire monter la sauce.
- un beau jour, par un miracle, le fournisseur d'accès internet malhonnête se réveille et envoie la Freebox tant attendue.
- déguster et savourer le résultat de cette longue et périlleuse préparation sans oublier de remercier la maman formidable pour sa précieuse aide.

- Photo après cuisson et avant dégustation -

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