La marque jaune et bleue en 4 lettres

Le déménagement, c'est toujours un stress et un casse-tête pour caser dans le futur logement tout le bazar accumulé des dernières années. Sauf quand on a la chance, comme moi, d'emménager dans un appartement deux fois plus grand que le précédent.

Le problème est alors tout autre : les pièces paraissent vides à faire peur. On y entend presque notre écho quand on parle. Il a donc fallu remédier à ça et qui dit solution pour l'habitation dit... Ikea bien sûr !

La première fois, ça nous a pris la journée. Pour résumer le périple en 10 étapes :
1) Trouver le magasin dans la ville inconnue,
2) Chercher l'entrée du parking puis celle du magasin,
3) Choisir les meubles à acheter,
4) Interroger un vendeur disponible,
5) Prendre les objets dans la réserve,
6) Patienter à la caisse,
7) Optimiser le coffre de la voiture,
8) Rentrer sans confort, sans visibilité et surtout sans accident,
9) Monter les encombrants au quatrième étage sans ascenseur,
10) S'énerver sur les notices de montage puis dormir, enfin.

La deuxième fois, même cirque sans les étapes 1 ni 2. Et comme il s'agissait d'acheter un lit - entre autres (!), nous avons pris tout notre temps pour les essayer. Tous ! Une heure et demi au rayon literie et nous étions prêts pour affronter les étapes 6 à 10.

Le mois dernier, nous y sommes retournés pour acheter un canapé - entre autres (!). Il était prévu que cela soit rapide puisque je l'avais déjà repéré le jour où nous avons acheté le lit. Le problème est survenu à l'étape 7.

Chéri avait beau avoir sa Passat break et être un champion du monde de Tetris, même après avoir retiré tous les emballages qui prenaient tant de place, il fallait se rendre à l'évidence, le canapé ne rentrait pas dans la voiture. Il fallait choisir entre l'assise et le dossier et renoncer de toute façon aux coussins.

Nous sommes donc retournés au magasin pour les prier de garder nos morceaux de canapé quelques heures de plus. Il paraît que ceci arrive souvent... N'empêche que quand cela arrive aux autres, on se marre bien et quand c'est notre tour, on se trouve très con.

Arrivés à la maison, nous avons déchargé les premiers cartons, nous sommes disputés dans l'ascension des quatre étages et sommes repartis pour Stuttgart récupérer le reste du canapé que je détestais déjà.

De retour chez Ikea, petite grosse frayeur : vous avez rajouté des morceaux pendant notre absence ou bien ?

Finalement, les heures passées sur la Gameboy ont payé car tout est rentré dans le coffre.

Pour éviter une seconde dispute, j'ai laissé Monsieur Muscles s'occuper des derniers articles et me suis penchée sur le montage...

Où est la notice... ?

... ?

Vérification des derniers cartons... Pas de notice. F@+^$x%&!§"£* Ikea et son p*£"§!&%x$^+@ de canapé ! (Pour ceux qui liraient cet article, qui projetteraient d'acheter des meubles en kit jaunes et bleus et d'égarer la notice de 32 pages, Ikea a pensé à tout : elle est téléchargeable sur Internet.)

Beaucoup plus tard, le canapé a été monté puis nous avons retrouvé la notice... bien cachée. Ils sont joueurs ces suédois ; dommage que je n'aie pas d'humour !!

- Quelques photos de Stuttgart, en passant -







Nightmare before Christmas


Chaque année, je ne commence à faire mes achats de Noël que lorsque je suis en vacances. Il faut dire que pour les enseignants, l'Avent rime souvent avec évaluations, corrections, livrets scolaires et rendez-vous de parents. Pas le temps donc de faire le lutin.

Pour le cru 2010, j'ai fait plus fort : j'ai attendu mes congés pour commencer seulement à y réfléchir ! J'ai réalisé le 18 décembre, que je n'avais ni cadeaux, ni même un soupçon d'idée à glisser sous le sapin une semaine plus tard.

Pas de panique, ai-je pensé, je pars à Paris pour quelques jours, j'aurai donc le loisir d'y trouver tout ce qu'il me/leur faut...


Mouais. C'était sans compter sur tous ces abrutis qui pensent et agissent comme moi. Du monde partout, à vous décourager le plus motivé des pères Noël. Et comme moi, je ne l'étais pas plus que ça, j'ai cédé volontiers ma place dans les files d'attente des Fnac et autres bazars parisiens. Même pour jeter un oeil aux vitrines animées des grands magasins, des coups de pieds n'auraient pas suffit à écarter la foule agglutinée.


J'ai donc décidé de fuir tous ces touristes, de reporter mes emplettes au 24 dans notre bonne vieille ville de Bourges, certes plus modeste mais aussi moins stressante, et de profiter d'autres avantages qu'offre la capitale en allant voir une expo.

Mondrian/De Stijl par exemple, au Centre Georges Pompidou, ça vous remet à votre place. Par contre, si vous commencez à déambuler en suivant des trajectoires perpendiculaires et que vous vous réjouissez de porter un pull jaune, une écharpe bleue, un sac rouge et des bottes noires, un conseil, quittez la galerie.


Vous pouvez ensuite rendre visite à Arman, pour une toute autre atmosphère (litote !). Lui aussi vous calme bien comme il faut. En revanche, si vous commencez à vouloir réduire votre téléphone portable en un maximum de pièces puis les enduire de résine, sortez immédiatement, ça pourrait mal tourner.


Bref, ces deux jours ont été riches en (re)découvertes - merci l'émeu et Marie Curie - et en bons moments avec Tiphaine et Marie-Anne. Merci les filles et joyeux Noël à vous...

Dé-Tours

Ce matin, Oh miracle, le téléphone n'a pas sonné. Et ben ça fait franchement bizarre. Un peu comme si on me laissait du répit avant l'orage. Tous les collègues de mon école de rattachement étaient aussi surpris que moi. Mais je ne suis pas restée au chômage technique très longtemps puisque que j'ai supplié le directeur qu'il me donne un truc à faire...

Je me suis donc retrouvée en classe de CP (toujours besoin d'aide ces instits de CP !) à prendre en charge le groupe des très bons avant la récré et le groupe des beaucoup moins bons après.

Que le monde se rassure, la secrétaire de l'inspection ne m'a pas oubliée. Elle m'a appelée dans la matinée pour m'envoyer à Tours cet après-midi. C'était bien la peine de me muter à Loches franchement, je change de circonscription tous les quatre matins. Bref, j'ai bouffé en vingt minutes montre en main et j'ai pris ma titine direction une maternelle située au beau milieu des barres d'immeubles et des sens interdits.

Ce remplacement m'a permis d'avoir des élèves de toutes les couleurs et de me lancer un sacré défi pour retenir les prénoms. Quand la cloche a sonné, j'ai récupéré mon frérot à la fac et nous avons fait quelques emplettes de Noël. Mais non, vous ne saurez rien...

Bonne soirée à vous... Moi je file chez Tiphaine.

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