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Zürich
Le week-end dernier, nous sommes allés voir un couple d'amis qui vit à Zürich, en Suisse alémanique.
Oui, j'ai bien dit la Suisse, ce pays qui utilise encore des francs et qui a le pire réseau routier d'Europe occidentale.
Même si leur langue officielle est l'allemand, les Zurichois parlent le Züritüütsch. Autant dire que je n'ai pas réussi à saisir le moindre mot sortant de leur bouche. Et inversement d'ailleurs, mon allemand approximatif avec mon accent français ont été plutôt mal compris.
Bref, je n'aime (toujours) pas la Suisse, et elle me le rend bien. Il faut vraiment qu'ils soient sympas ces amis pour que je m'y sois aventurée une nouvelle fois.
Samedi, nous avons donc fait un petit tour dans la ville...
... et dimanche, le petit tour s'est transformé en grande randonnée. Nous sommes montés au Uetliberg, le sommet surplombant la ville et donnant un joli panorama sur celle-ci, le lac et les Alpes.
Comme à mon habitude, j'avais la tenue adéquate : une paire de bottes et un réflex qui pèse son poids sur dix kilomètres, ça picotait légèrement.
Qu'importe, ce dernier m'aura au moins permis de ramener quelques souvenirs :
Oui, j'ai bien dit la Suisse, ce pays qui utilise encore des francs et qui a le pire réseau routier d'Europe occidentale.
Même si leur langue officielle est l'allemand, les Zurichois parlent le Züritüütsch. Autant dire que je n'ai pas réussi à saisir le moindre mot sortant de leur bouche. Et inversement d'ailleurs, mon allemand approximatif avec mon accent français ont été plutôt mal compris.
Bref, je n'aime (toujours) pas la Suisse, et elle me le rend bien. Il faut vraiment qu'ils soient sympas ces amis pour que je m'y sois aventurée une nouvelle fois.
Samedi, nous avons donc fait un petit tour dans la ville...
... et dimanche, le petit tour s'est transformé en grande randonnée. Nous sommes montés au Uetliberg, le sommet surplombant la ville et donnant un joli panorama sur celle-ci, le lac et les Alpes.
Comme à mon habitude, j'avais la tenue adéquate : une paire de bottes et un réflex qui pèse son poids sur dix kilomètres, ça picotait légèrement.
Qu'importe, ce dernier m'aura au moins permis de ramener quelques souvenirs :
Rheinfall
A Neuhausen am Rheinfall, en Suisse, coule le Rhin. A cet endroit, le lit du fleuve a creusé les roches calcaires et forme désormais des chutes de 23 mètres de haut et de 150 mètres de large. On est loin des Niagara Falls, mais les Chutes du Rhin ont le mérite de se trouver à 60 kilomètres au sud de chez moi...
- La rive -
- Schloss Laufen à Flurlingen surplombant les chutes -
Die Vignette
Train ou voiture ?
Par la Suisse ou par la France ?
Vous auriez fait quoi à ma place pour rejoindre la Savoie ?
Ces questions vous paraissent certainement insignifiantes mais si l'on considère le nombre d'imprévus qui me sont arrivés par le passé durant mes différents trajets, j'ai préféré étudier minutieusement toutes les possibilités et limiter les risques.
A la première question, je n'ai pas hésité longtemps : voyageant avec une grosse valise et surtout un snowboard, j'avais beaucoup de mal à concevoir les six changements de train qui m'attendaient.
J'ai donc décidé d'analyser les divers itinéraires proposés par Michelin.
Déjà, Michelin, il ne comprend pas bien pourquoi toi, femme, tu es sur son site Internet alors que tu n'as pas, par définition, "le sens de l'orientation" et que tu sais à peine lire une carte routière. Mais bon, Michelin est sympa et compréhensif, il veut bien te laisser une chance, alors il te propose trois choix.
Le premier, par la Suisse, indique 593 kilomètres pour une durée de 6h11. Le second, par la France, et le troisième, par l'Italie, sont plus longs en distance ET en temps.
Il est malin ce Michelin quand même et sait s'y prendre avec les dames : même lorsqu'il n'y a qu'une seule route vraisemblablement possible, il te donne l'impression de te laisser choisir. Ce site a été conçu par des mecs, il n'y a pas d'autre explication rationnelle !
Pour pousser l'ironie jusqu'au bout, le petit futé t'explique dans le moindre détail la route à suivre au moyen d'un langage extrêmement simplifié et te montre même les panneaux que tu vas croiser sur ton chemin. Et si avec tout ça, tu n'arrives pas à destination, il ne peut plus rien pour toi. Il ne te reste plus qu'à prendre le taxi.
J'ai donc imprimé le fameux itinéraire de six pages - en noir et blanc, la ouf' - et celui du retour aussi. Parce que bon, je ne verrai pas les mêmes panneaux !
Le problème de la Suisse, c'est que pour emprunter ses autoroutes, il faut s'acquitter d'un abonnement annuel.
Là encore, j'ai mené mon enquête et j'ai découvert que je pouvais acheter la vignette sur le site Internet de la Deutsche Post. Comme je n'étais pas certaine de la recevoir avant le jour du départ, je me suis directement rendue au guichet :
- "Bonjour, serait-il possible d'acheter la vignette pour les autoroutes en Suisse, s'il vous plaît ?
- Désolé, nous n'en avons pas.
- Ah bon ?! Mais pourtant, j'ai vu que je pouvais l'acheter sur votre site Internet...
- Oui, vous pouvez effectivement vous la procurer en ligne, mais pas au guichet."
J'aime la logique allemande !
Je me suis donc rendue chez ADAC - prononcez "adéatsé" et non "adak" pour ne pas passer pour une idiote - et ai demandé "la carte pour conduire sur les autoroutes en Suisse" ne sachant pas dire "vignette" en allemand :
- "Die Vignette ?" m'a-t-on répondu.
- "Heuuu, ben oui, c'est ça, die Vignette."
Comment être ridicule dans un pays étranger, leçon n°2.
Bref, samedi 19 février, me voici toute fière, sur la route des vacances, la feuille de route Michelin dans la boîte à gants et "die Vignette" collée au pare-brise.
A peine 50 kilomètres plus tard, j'arrive à la douane. Généralement, ils m'aiment bien les douaniers. Et évidemment, entre une Porsche suisse et une Audi allemande, ils ont préféré la Peugeot en plaques bleues :
- "Hallo. Vous allez où ?
- En France, dans les Alpes.
- Vous transportez quoi ?
- Une valise et un snowboard.
- Permis de conduire s'il vous plaît. Garez-vous ici."
Il est parti avec mon permis et j'ai réalisé à cet instant que j'avais oublié de mentionner mes compagnons de voyage Jack Daniel's et Philip Morris bien calés entre mes paires de chaussettes.
Il est revenu et m'a demandé d'ouvrir le coffre. Cela m'a rappelé cette fois sur une aire d'autoroute où ses homologues français avaient retourné toutes mes petites affaires devant un banc de touristes suspicieux et ravis de ne pas être à ma place.
Je ne sais pas si c'est la taille de ma valise qui l'a découragé mais il ne m'a pas dérangé davantage et j'ai repris la route avec mon limitateur de vitesse bloqué à 120 km/h.
Dieu que j'ai regretté les autoroutes allemandes à partir de ce moment là !
Michelin, en plus de tous ses autres avantages, avait même anticipé l'envie de pipi, dis donc : "Vous roulez depuis environ 2 heures, pensez à faire une pause."
Je me suis exécutée et me suis arrêtée à la première aire. Je pénètre dans le bâtiment et trouve : à droite, une supérette, face à moi, un escalier menant à un restaurant et à gauche, un sex shop. Quoi de plus normal ?! Ils pensent vraiment à tout et savent comment occuper leur temps libre ces Suisses ! Sauf que moi, j'étais venue pour une chose bien précise que je n'ai pas pu faire puisque les toilettes étaient naturellement payantes et que je n'avais pas un seul franc suisse en poche.
Je crois que je n'ai jamais été si pressée d'arriver en France...
Ne vous méprenez pas, ces photos reflètent nullement le temps, ni la qualité très relative de la neige que nous avons eue pendant le séjour. Heureusement que ce ne sont pas les seuls facteurs qui garantissent de bonnes vacances. Un autre ? Mon frère, râleur mais de bonne composition, qui filme une de mes descentes même s'il n'est pas en mesure de me suivre :) Sans rancune Titi...







