C'est aussi ça, la magie de Noël

Une écrevisse qui tente de se faire la malle parce qu'elle préférerait passer le réveillon en famille plutôt que dans une assiette (comme on la comprend)


Une angine qui dure, qui dure... à tel point qu'il faille retourner chez le médecin un 24 décembre et une ordonnance blindée de médocs non remboursés (c'est cadeau !)


* Joyeux Noël *

Debout sur le zinc... assis !

Parti en tournée pour son dernier album, le groupe Debout Sur Le Zinc est passé par la Touraine : mon acolyte de concerts Tiphaine et moi ne pouvions pas rater ça, même un soir de semaine. Cette fois, nous avons été accompagnées par Céline, nouvelle recrue.

Pourtant, je l'avoue, même avec DSLZ en tête d'affiche, il fallait être motivée pour y aller, à ce concert : à deux jours des vacances de Noël, nous avons eu toutes les trois une journée plutôt éprouvante, ce à quoi il faut ajouter trois quarts d'heure de route dans le froid et le noir... Brrr

Arrivées à Joué-lès-Tours presqu'à l'heure ("Et le tour est joué !" :P), nous avons été bien étonnées d'entrer dans une salle de concert avec des sièges tout partout comme au ciné. J'ai alors repensé aux deux précédentes fois où j'avais vu le groupe sur scène, combien j'avais bougé dans tous les sens au milieu d'un public en folie. La configuration ne permettrait pas la même ambiance, c'était indubitable.

La première partie a été assurée par un petit groupe Tourangeau qui se laissait bien écouter (selon moi mais les avis sont partagés) appelé Salgamos. En tout cas, qu'on apprécie ou pas, j'ai toujours du respect pour ces jeunes qui 1) se lancent alors que personne n'a pris son billet pour les entendre eux, 2) réveillent les oreilles de gens crevés par une journée/semaine/période de travail, 3) chauffent le public congelé par le froid glacial de décembre, 4) jouent avant un groupe-bête-de-scène comme DSLZ. Franchement, il fallait le faire...


Puis mes copains sont arrivés. Une première chanson et la salle était déjà captivée. Oubliés, le stress du boulot et les gamins, envolée l'angine qui pointe le bout de son nez et hypnotisées les oreilles... Une deuxième chanson intitulée "Rester debout" et tout le public a pris d'assaut l'espace devant la scène. Les fauteuils rouges confortables et appréciables pendant la première partie n'existaient plus pour personne. Il fallait bien s'attendre à un truc pareil venant de DSLZ, plutôt habitués aux publics déchaînés des festivals.


Le reste du concert ? Que du bonheur vous l'aurez compris. Même si j'avoue ne pas avoir de suite accroché à leur dernier album lorsqu'il est sorti, j'ai changé d'avis hier soir. Ils ont vraiment pris de la bouteille depuis toutes ces années et plus qu'un concert, DSLZ sur scène est un spectacle pour les oreilles (bien sûr !), les yeux, les mains, le corps (merci Momo) ... et la gorge aussi !

Ils reviennent à Saint-Pierre le 13/02, perso, j'ai déjà réservé ma soirée. En attendant, je m'en vais soigner mon angine blanche qui, elle, ne m'a pas oubliée.

NB : Désolée pour les photos pourries, on fait avec les moyens du bord. Ce n'est pourtant pas faute d'avoir bombardé. Bref, bientôt Noël... à bon entendeur...

Dé-Tours

Ce matin, Oh miracle, le téléphone n'a pas sonné. Et ben ça fait franchement bizarre. Un peu comme si on me laissait du répit avant l'orage. Tous les collègues de mon école de rattachement étaient aussi surpris que moi. Mais je ne suis pas restée au chômage technique très longtemps puisque que j'ai supplié le directeur qu'il me donne un truc à faire...

Je me suis donc retrouvée en classe de CP (toujours besoin d'aide ces instits de CP !) à prendre en charge le groupe des très bons avant la récré et le groupe des beaucoup moins bons après.

Que le monde se rassure, la secrétaire de l'inspection ne m'a pas oubliée. Elle m'a appelée dans la matinée pour m'envoyer à Tours cet après-midi. C'était bien la peine de me muter à Loches franchement, je change de circonscription tous les quatre matins. Bref, j'ai bouffé en vingt minutes montre en main et j'ai pris ma titine direction une maternelle située au beau milieu des barres d'immeubles et des sens interdits.

Ce remplacement m'a permis d'avoir des élèves de toutes les couleurs et de me lancer un sacré défi pour retenir les prénoms. Quand la cloche a sonné, j'ai récupéré mon frérot à la fac et nous avons fait quelques emplettes de Noël. Mais non, vous ne saurez rien...

Bonne soirée à vous... Moi je file chez Tiphaine.

Comme un lundi


Encore un article sur l'école et son fonctionnement, sur mon job et ses inconvénients. Le sujet devient vraiment récurrent mais je découvre une autre façon d'enseigner et toute ma petite vie s'en trouve chamboulée. La preuve, lorsque je suis restée dans la même classe toute la première période, je n'ai pas écrit une ligne ici à ce sujet. Et puis c'est une façon de montrer à mes très chers collègues ce à quoi ils échappent.


Aujourd'hui, coup d'fil quotidien de l'inspection pour m'envoyer dans l'école en face de chez moi (!) dans un simple niveau. Plutôt sympa pour commencer la semaine... Même si le simple niveau en question était un CP, même s'il s'agissait de vraies piplettes, même s'ils avaient les têtes pleines de poux, etc, etc... Jamais contents ces enseignants !

Je n'ai pas dû garder mon sourire plus de dix minutes parce que la directrice de l'école m'a précisé que je ne ferais pas la journée entière dans cette classe. Non, l'après-midi, j'étais prévue pour remplacer l'enseignant de CLIS (comprenez classe spécialisée pour les élèves ayant un gros retard scolaire). Ben voyons, il ne manquait plus que ça. Ces classes ne comportent généralement que douze élèves et on comprend pourquoi. Ma Tiphaine, j'aurais bien aimé t'avoir à mes côtés cet après-midi.

Enfin, comme d'habitude, j'ai survécu. Ce soir, je pense me faire un petit shampooing anti-poux (on ne sait jamais) en pensant à ce qui m'attend demain... peut-être la SEGPA histoire de me bizuter jusqu'au bout.

Bonne soirée

Zombie Intérieurement Lessivé


Ca y est, la semaine s'achève enfin. J'avoue qu'après avoir vu défiler une centaine de gamins, je ne suis pas contre un peu de repos. Le plus sympa dans tout ça, c'est quand même d'essayer de retenir les prénoms d'un maximum d'enfants - j'avais fait un 100 % jusqu'à hier (clin d'oeil pour Marie-Anne) mais mes 29 TPS/PS aujourd'hui ont eu raison de ma mémoire. Quand tu penses que ces morveux ne sont même pas fichus d'en retenir UN, en l'occurrence le mien... Ca ne donne pas vraiment envie de faire des efforts, mais plutôt de continuer à les appeler "bonhomme" ou "miss". J'exagère un peu, parce que dans le lot, certains arrivent à retenir "Maroline" (peut-être un mix de Maîtresse et de Caroline), ou plus simplement "Caro"... Bref, j'aime encore mieux le fameux "Maîtreeeeeeeeesse".

Bon week-end...

ZIL un jour, ZIL toujours


Mon remplacement de trois semaines chez les petits-moyens de Saint Hippolyte s'étant achevé vendredi, j'ai repris mon boulot de ZIL cette semaine (explications pour ceux qui n'ont déjà rien compris à la première phrase : normalement je suis remplaçante de courte durée (un ou deux jours) mais comme l'inspection n'a trouvé personne, on m'a confié un remplacement plus long, habituellement réservé aux brigades - et si vous ne comprenez toujours rien, je ne peux plus rien pour vous).


Mon boulot ça consiste à : me réveiller tôt le matin sans savoir où, quand, comment, à qui (et pourquoi :P) je vais enseigner dans la journée, blinder mon sac Eastpak avec de quoi occuper des élèves de tous âges toute la journée, préparer mon déjeuner au cas où je doive aller dans la campagne profonde, arriver à mon école de rattachement vers 8H40, attendre LE coup d'fil de l'inspection qui va m'en dire un peu plus sur mon sort.

Lundi, le téléphone a sonné vers 8H45 pour m'envoyer à vingt bornes dans une classe de CP/CE1. Heureusement que la sonnerie de l'école ne retentissait qu'à 9H15, ça m'a permis de poser mes affaires et de lire la première ligne du cahier journal avant de dire aux élèves d'entrer.

Hier, j'ai fait encore plus fort. Mon Sony Ericsson d'amour a sonné à 9H50 et si je n'avais pas vu le numéro de l'inspection s'afficher, j'aurais cru à une blague :
-"Bonjour, c'est l'inspection de Loches. J'ai un remplacement pour vous mais il ne faudrait pas que vous me disiez "non"." (Eh eh, quand ça commence comme ça, on regrette de suite d'avoir décroché et on se demande ce qui va nous tomber sur la tête)
-"C'est pour m'envoyer où exactement ?"
-"Veigné... (premier coup de massue) ... en CM1/CM2 (deuxième coup de massue)"
-"..." (Gros blanc)
-"Alors vous me dites quoi ?"

Est ce que je pouvais vraiment refuser ?! (Techniquement oui, quand l'inspection propose un poste hors-circonscription - et c'était le cas). Mais bon, on est ZIL ou on ne l'est pas. J'ai signé, c'est pour en ch***.

-"Oui, ben oui, je vais le prendre."
-"Très bien, alors les horaires de l'école sont 9H-midi...
- ... Oui mais là il est neuf heures moins cinq, je n'y serai pas dans cinq minutes, que ce soit clair !"
-"C'est pas grave, faites ce que vous pouvez, ils seront déjà content d'avoir quelqu'un."

C'est ça, j'ai fait ce que j'ai pu pour parcourir les trente kilomètres, arrivée au bled, impossible de trouver l'école, j'ai dû les appeler pour qu'ils me guident un minimum. Bref, je suis arrivée à 9H30 et malgré tout, j'ai été accueillie comme une sorte de Wonder-woman. Sans exagération. Comme quoi il y a aussi des avantages à être ZIL.

Finalement, ces CM1/CM2 étaient très biens quoiqu'un peu bavards. Contrairement aux maternelles, ils comprennent mes blagues pourries à cet âge et réagissent au quart de tour quand tu as le malheur de faire un lapsus :
Ce qui aurait dû sortir de ma bouche : "Tu as bientôt fini de faire ton sac ?"
Ce qui est réellement sorti de ma bouche : "Tu as bientôt fini de faire ton lit ?"
Fatiguée la maîtresse ? Nooon...

Pour demain, je sais déjà que j'aurai des PS/MS dans un village tout proche, mais pour vendredi, c'est la grande inconnue. Peut-être des GS/CE2 Madame la secrétaire de l'inspection ? ... et j'aurai vu tous les niveaux dans la semaine !

Volley-ball quand tu nous tiens

Mercredi soir, j'arrive bien motivée au volley. Sachant qu'il s'agit de notre dernier entraînement avant le match face aux filles du TVB, je suis bien décidée à écouter scrupuleusement les conseils du coach.

Première surprise en arrivant, Xavier-le-coach est encore malade. Les conversations dans les vestiaires vont alors bon train "deux matchs de suite sans réel entraînement ça rime à rien", "c'est c**, on avait besoin de lui pour le match de samedi", "il va être beau le résultat contre Tours" etc, etc... Sauf qu'à ce moment-là, nous étions loin de nous douter que les adversaires de samedi étaient déjà en route pour notre gymnase.

Deuxième surprise donc en les voyant débarquer pendant notre échauffement. De toute façon, rencontre prévue samedi ou pas, nous n'allions pas les renvoyer en leur disant "Revenez samedi !". Nous avons pris notre courage à deux mains et avons commencé à nous préparer psychologiquement à une belle défaite.

Evidemment, les filles de Tours, c'est : des services en hauteur, des smatchs plutôt réussis, un libéro dans l'équipe et surtout, des tenues assorties (t-shirts et shorts). Ca fait toute la différence ! Enfin, troisième surprise de la soirée, nous n'avons pas été ridicules (25/11 - 25/17 - 25/18) et je précise que notre score ne rend pas honneur à notre façon de jouer.


Enfin, je soupçonne les tourangelles d'être venues mercredi pour pouvoir assister au match TVB/Toulouse qui avait lieu hier soir. M'en fout, ça m'a permis d'y aller moi aussi. A dire vrai, je ne sais même pas pourquoi je parle de ce match dans le même article car ça n'a absolument rien à voir. En regardant les premières minutes, je me suis même demandée si on pratiquait le même sport eux et moi. Mes yeux et mon cerveau n'arrivaient pas à analyser toutes les actions du fait de la vitesse... heureusement que j'avais mon consultant à mes côtés. Un truc que j'ai bien compris en revanche, c'est que Tours a gagné 3 sets à 1 et arrive en tête du classement.


Prochain match à domicile pour eux le 13 décembre contre Paris, et pour nous le 6 décembre contre Joué. Espérons qu'on nous ait rendu notre entraîneur d'ici là.

Free - épisode 2

Résumé de l'épisode précédent :

Fin août, je déménage et préviens Free. Septembre, je harcèle/nous harcelons Free pour qu'ils débloquent la situation. Octobre, la précieuse FreeBox arrive enfin.

Episode 2 ou Comment Free se fout délibérément de ma gueule :
Mi-octobre, en consultant mon relevé de compte, je m'aperçois que Free m'a prélevé, en plus des 29,99 € d'abonnement mensuel, 41,98 €. Moi, toute contente de retrouver internet depuis des semaines d'abstinence et aussi parce que j'en avais un peu-beaucoup marre de ces crétins, je laisse courir... jusqu'à dimanche dernier.

Dimanche, je prends donc l'initiative de comprendre le pourquoi du comment de ce prélèvement. Sauf qu'avec Free, rien n'est jamais simple. Je recherche un peu partout mes identifiant et mot de passe pour accéder à mes factures en ligne. Je télécharge les trois dernières. Pas de trace du prélèvement de 41,98 € (tu penses !!). Pas le choix, il fallait les appeler.

Là encore, c'est sympathique, il faut trouver tous les identifiants qui, bien sûr, ne sont pas les mêmes que pour le site internet. Mais bon, pas envie de lâcher l'affaire maintenant, je remets la main sur ce qu'il faut et c'est parti...

- "Bonjour (avec le ton le plus aimable possible), j'aimerais savoir pourquoi vous m'avez prélevé 41,98 € le mois dernier (avec un noeud dans la gorge quand même)."
- "Il s'agit de vos appels passés vers notre Hotline Mademoiselle."
- "(Complètement interloquée) Pardon ? C'est-à-dire... ?"
- "Vous avez dû appeler régulièrement (c'est le moins qu'on puisse dire) notre Hotline et il s'agit simplement du montant du service (parce qu'ils appellent ça un service !)"
- "(C'est bien ça, j'avais bien compris la première fois) (Avec le ton le plus ironique du monde) Mais Cher Monsieur, ces appels je les ai passés pour essayer de régler VOTRE problème puisque Free a mis plus d'un mois pour m'envoyer la nouvelle box. Alors maintenant, vous allez m'expliquer ce que je dois faire pour me faire rembourser les 41,98 € et par la même occasion, les 29,99 € du mois de septembre."
- "Bien Madame (oui, j'ai pris du galon, je suis passée de Mademoiselle à Madame en seulement quelques minutes). Vous allez télécharger le formulaire machin-chose à l'adresse http://tupeuxremplirautantdeformulairesquetuveuxtunereverrasjamaistonfric.fr/free/voleurs/arnaque.pdf"
- etc... etc.

Croyez-moi si vous le voulez, non seulement le gars m'a renseignée correctement (j'ai trouvé le fameux formulaire) mais surtout, il ne m'a pas raccrochée au nez. Surprenant quand on connaît les méthodes de Free. Il ne reste plus qu'à envoyer tout ça... et attendre (pour changer).

La suite au prochain épisode...

Number One


Depuis un peu plus de deux mois maintenant, je pratique le volley. Tous les mercredis soir (et parfois vendredis), je cours, je saute, je passe, je frappe, je sers, je "smatche" et surtout je plonge... Un vrai bonheur. Avec un entraîneur sorti tout droit du TVB qui pense que les pompes et le gainage sont indispensables à un entraînement et que tu dois enchaîner deux plongeons parce que tu viens de foirer un service - c'est sûr, avec ces méthodes, ça finit par rentrer (dans le terrain et dans ta tête).

Et puis hier, le grand jour est arrivé : notre premier match. NB : j'avais déjà joué quelques matchs en septembre pour une fameuse "Nuit du volley" mais rien à voir - d'abord, nous étions trois dans l'équipe (deux débutantes et un footballeur allemand), nous jouions sur des demi-terrains, nous venions pour nous éclater et l'objectif de cette nuit était de survivre plus que bien jouer.

Nous sommes donc parties hier de Loches à 19H (enfin 19H05 à cause de la retardataire de service) à 8 volleyeuses, 3 voitures et 1 TomTom, direction Vendôme (41). Cinq minutes plus tard, Bibi, sans doute trop occupée à discuter, s'était déjà trompée de direction. Finalement, TomTom nous a ramenées dans le droit chemin et nous sommes arrivées à Vendôme. Sauf que le TomTom, comme tout bon GPS qui se respecte, a ses limites et n'a pas su indiquer le gymnase. Nous nous sommes donc retrouvées dans le centre-ville avec les "gentils-habitants-patients-et-accueillants" de cette ville qui nous ont bien aidé à coups de klaxons et d'insultes.

Bref, à cause de tout ce stress ou peut-être à cause des t-shirts trop grands, trop épais, trop lourds, trop tout - ou peut-être simplement parce que nous n'avons pas très bien joué - nous avons perdu. Je ne vais pas refaire le match ici, ça n'aurait pas beaucoup d'intérêt - juste un petit point sur le score final pour mémoire : 25/23, 25/19, 25/18. Vendôme, prends garde à toi au match retour... je préviens toute la population lochoise pour faire des embouteillages et te klaxonner tout pareil :P

Sinon, samedi prochain on joue contre les filles du TVB... No comment.

Prost !

De retour en France, je peux enfin raconter ma nouvelle escapade en Bavière.


Pour commencer, il faut savoir que je fais mes trajets en train : il faut bien compter 8-9 heures (surtout depuis que je ne vis plus à Tours) durant lesquelles je ne fais pas que chômer. Les changements de trains à faire en sept minutes chrono sont plutôt sportifs par exemple : tu trépignes derrière la porte avec ta valise alors que le train n'est même pas encore arrivé en gare. Les dix précédentes minutes, tu les as passées à te répéter les numéros de quai, de train, de voiture et de place pour les mémoriser histoire de ne pas te poser dix mille questions en gare et de foncer, tout simplement. Enfin, tu arrives dans le nouveau train, en sueur et toute essouflée alors qu'il faut encore hisser ta valise super-méga lourde au dessus de ton siège.

Pendant ce temps bien sûr, on évite de penser aux cas de figures suivants : si le train prend du retard, si je rate mes correspondances, s'il y a des grèves, si je descends du train sans ma valise, si je perds mon sac, si je descends une gare trop tôt/trop tard, si mon Christoph n'a pas compris l'heure à laquelle j'arrivais, si je me suis plantée en lui donnant l'heure à laquelle j'arrive, si le train déraille, si je m'endors et que je ne me réveille pas à temps, si je me plante de quai et que je monte dans un autre train, si j'arrive à Kempten en Suisse ou Kempten en Autriche au lieu de Kempten en Allemagne... etc... etc... Bref, tous ces looongs trajets sont toujours un peu stressants, surtout quand on cogite comme moi.

Cette fois, tout s'est très bien passé. Partie à 7h47 de Loches, arrivée à 19h12 en gare de Kempten et premier bar aux environs de 21h : y'a pas mieux pour se reposer un premier jour de vacances. Les jours qui ont suivi n'ont pas été plus calmes. La bière était toujours bien présente, à laquelle se sont ajoutés le foot et le poker...


En ce qui concerne la langue, ce n'est pas simple non plus. Tout d'abord, il y a ceux qui ne m'adressent même pas la parole parce qu'ils ont trop honte de leur anglais et qu'ils pensent pertinemment que je ne comprends pas un mot d'allemand. Il y a ceux qui essaient tout de même l'allemand avec moi parce qu'ils ne parlent pas anglais et qu'ils s'imaginent que depuis le temps, je vais bien réussir à capter deux-trois mots (vielleicht... vielleicht nicht). Il y a ceux qui utilisent l'anglais avec moi (ouf !) et des encore plus balaises qui continuent en anglais avec d'autres autochtones histoire que je comprenne toute la conversation (ce qui est plutôt sympa). Et enfin, il y a les rarissimes qui sortent de nulle part et qui connaissent le français (ça c'est chouette).

Mais les vacances en Bavière, c'est aussi...
- des repas pas franchement légers qui tiennent bien au corps - un peu trop bien même
- des randonnées autour de lacs comme cette fois aux alentours de Immenstadt
- du shopping dans des magasins dans lesquels tu ne rentres jamais en France soit parce que c'est trop cher, soit parce que c'est moche, mais ici, tu trouves... et même pas cher en plus
- revoir le colloc de Christoph en Suède et se rappeler les bons moments passés dans la bonne vieille ville de Trollhättan
- aller saluer toute la petite famille S.
- rendre visite au cochon de la voisine, Amadeus le bien nommé qui n'a que quelques mois mais qui a bien profité jusque là.





Les vacances sont terminées, je dois maintenant bosser mon allemand en attendant Noël et accessoirement me préparer à affronter 24 petits-moyens pendant trois semaines.

Bien à vous

Flash back

Les vacances vous manquent ? Moi aussi. Dans ces cas là, on vise les suivantes qui arrivent sans trop penser à ce qui nous attend avant d'y être ou on se remémore les précédentes qui, pour ma part, ont été particulièrement remplies.


Pour aider à patienter jusqu'à la Toussaint, voici quelques photos des deux semaines passées au Pays Basque.

- Plage d'Hossegor -


- Pas toujours possible de se baigner dans le coin, même au mois d'Août -





- Marché d'Hossegor -

- Saint Jean de Luz -

- Coucher de soleil sur la plage sud -

- Moi, pliée en 4 dans la Xsara familiale -

- Match de Grand Chistera/Pelote Basque -


J'espère que vous avez apprécié cette excursion sur la côte Atlantique ; la prochaine fois, nous partons pour l'Irlande (préparez vos K-ways).

Bon week-end...

Recette du mois

Temps de préparation : long... très long

Ingrédients :
- une ligne téléphonique avec accès à internet
- une nouvelle Freebox

Ustensiles :
- une dépendante à internet de 26 ans
- un fournisseur d'accès internet malhonnête (il y en a beaucoup sur le marché, mais pour cette fois, Free fera l'affaire)
- une maman formidable
- de la patience

Préparation :
- téléphoner au fournisseur d'accès internet pour signaler un déménagement et faire transférer la ligne. La Freebox doit arriver une semaine plus tard. Attendre.
- la semaine écoulée, si la Freebox n'est toujours pas là, rappeler le fournisseur d'accès internet malhonnête (comme ce dernier a coupé la ligne France Telecom et que la dépendante à internet de 26 ans n'a plus de moyens de communication, prier la maman formidable de le faire à sa place).
- demander gentiment au fournisseur d'accès internet malhonnête d'envoyer la Freebox comme c'était prévu. Légère réaction de celui-ci (courrier). Patienter une semaine.
- pas de changement ? La maman formidable se charge alors d'appeler plus régulièrement le fournisseur d'accès internet malhonnête pour lui secouer les puces. Mélanger efficacement et agiter avec énergie (pour cette partie de la préparation, vous pouvez ajouter à votre convenance un peu d'ironie, un brin de provocation, une pincée d'insultes, le tout saupoudré de menaces - attention toutefois à ne pas mettre trop d'insultes ou le fournisseur d'accès internet malhonnête pourrait raccrocher sans donner de résultat). Laisser reposer.
- ne pas être trop impatient pour ne pas risquer une crise de nerfs. Tout comme la préparation, la cuisson est très longue et nécessite un thermostat élevé pour bien faire monter la sauce.
- un beau jour, par un miracle, le fournisseur d'accès internet malhonnête se réveille et envoie la Freebox tant attendue.
- déguster et savourer le résultat de cette longue et périlleuse préparation sans oublier de remercier la maman formidable pour sa précieuse aide.

- Photo après cuisson et avant dégustation -

Rentrée en Touraine

N'ayant toujours pas internet chez moi, je profite de la connexion des autres (aujourd'hui celle de Tiphaine) pour vous écrire ce petit mot et vous donner quelques nouvelles.


Pour ceux qui n'auraient pas suivi, j'ai été titularisée en juillet et affectée ZIL dans la foulée. ZIL, ou Zone d'Intervention Localisée est un bien grand mot pour dire remplaçante. Ma zone à moi ? C'est Loches et ses environs (j'en reparlerai, photos à l'appui).

Le boulot du ZIL c'est : coup d'fil de l'inspection le matin pour te dire dans quelle école tu dois te rendre dans les dix prochaines minutes (plus fort que Pizza Hut). Sauf que pour moi, mon début d'année de ZIL a été modifié : on m'a proposé un remplacement jusqu'à la Toussaint dans une classe de Moyens/Grands (9/15). Le rythme n'a pas été évident à reprendre... pour la maîtresse, comme pour les enfants (cf. Valentin ci-dessous) mais aujourd'hui tout va bien :)

A bientôt

Kempten - Allgäu


Comme pour la Turquie, difficile de résumer un séjour en Bavière tant les activités y sont nombreuses et variées :


Ici...
- j'ai donc bu de la bière dans un Biergarten (jardin, terrasse ou n'importe quel espace vert peut faire l'affaire tant qu'il y a des tables, des chaises, de la musique, pleins de gens et... de la bière)
- j'ai grimpé aux arbres (sans transition)
- j'ai pris un télésiège pour voir le panorama de là-haut
- j'ai failli faire du ski nautique (mais j'ai quand même préféré la plage et mon bouquin pour cette fois)


- je me suis baignée dans un lac avec pleins de cailloux au fond qui font mal aux pieds
- j'ai assisté à la rencontre footballistique du siècle : SC Untrasried/ASV Hegge
- j'ai joué au Kegeln (jeu de quilles plus simple que le bowling en apparences, mais seulement en apparences)

- Scores effacés avant la photo :P -

- j'ai apprécié la campagne bavaroise en vélo mais pas vraiment ses collines
- j'ai visité des ruines
- et j'ai essayé de progresser en allemand - il n'y a rien à faire, mon cerveau est décidément en vacances.

Sur ce, bis bald !

- Les ruines -

Merhaba !


Mes vacances en Turquie se sont achevées la semaine dernière. Difficile de résumer un séjour aussi riche en découvertes et en rencontres alors on va la jouer concise :


A Istanbul...
- j'ai revu mon copain Ozan rencontré en Suède et ça, ça valait déjà le déplacement
- j'ai re-cohabité avec mon ancienne colloc' Louline
- j'ai rencontré beaucoup d'autochtones
- j'ai sympathisé avec un Cici kus (l'oiseau bavard de Lale)
- j'ai visité la Mosquée Bleue, Sainte Sophie, Tour Galata, Dolmabahçe Palace, Istanbul Modern
- j'ai porté un voile

- Galata Tower -

- La Mosquée Bleue -

- j'ai acheté des cadeaux-souvenirs au Grand Bazaar
- j'ai appris à dire salut, merci, au revoir, fils de p*** et d'autres expressions très utiles
- j'ai appris à écrire chacuterie (şarkuteri), guichet (gişe), coiffeur (kuaför), taxi (taksi), emballage (ambalaj) et d'autres mots très similaires au français "sms"

- Grand Bazaar -


- je suis allée au concert de Sezen Aksu
- j'ai fait Istanbul by night
- je suis allée au ciné voir un film américain sous-titré turc
- je suis passée à travers des dizaines de portiques de sécurité (faut croire qu'ils ne sont pas superflus)

- Quartier Taksim -

- j'ai très (trop) bien mangé (pour ça je vous renvoie à l'excellent post de Louline)
- je n'ai pas bu l'eau du robinet
- mais j'ai goûté la bière turque Efes et le fameux turkish 
coffee

- Vendeur de simit -

- Turkish coffee -

- j'ai respiré l'air purement pollué de la mégapole
- j'ai voyagé sans ceinture de sécurité - Oh my God !
- j'ai survécu au trafic et pourtant, je ne donnais pas cher de ma peau au départ !

Peut-être que d'autres viendront plus tard... En attendant, hadi bay bay !


Terres du Son

Après une semaine bien tranquille en Bavière, je suis revenue en France pour 3 jours de festival.

Comme deux inconscientes Tiphaine et moi avions pris nos places très tôt pour assister aux Terres du Sons du début à la fin. Je dis "inconscientes" car au lieu de rentrer chez nous le soir, nous avons décidé de planter la Quechua sur place, avec tout ce que ça implique.

Même si cette année, les Terres du Son avaient lieu dans le magnifique cadre d'un château, les festivaliers étaient invités à camper dans un champs à 2 kilomètres et garni de chardons pour le plus grand plaisir de nos pieds sachant qu'en plus, le chemin pour y accéder était très inégal et pas franchement éclairé.

Mais le plus sympa, c'est quand même d'essayer de s'endormir au son de la derbouka, d'artistes en herbes qui n'en ont pas eu assez du festival ou de jeunes bourrés qui cherchent désespérément leur Quechua 2" dans tout ce basard.


Je passe le chapitre des toilettes sèches (...) et j'en viens au plus important : la musique.
J'étais impatiente de voir certains groupes et très curieuse d'en découvrir d'autres. Dans tous les cas je n'ai pas été déçue. De Orange Blossom à Origines Controlées, de Pigalle à Keziah Jones, de Tiken Jah Fakoly à New York Ska Jazz Ensemble, avec en prime pour les futées The Dø, La Chanson du Dimanche et Les Voleurs de Swing juste devant la scène (ce qu'on a soigneusement évité pour Mass Hysteria, allez savoir pourquoi).



En bref, 3 jours de musique, de rigolade et d'aventures avec ma partenaire de choc... et même avec tout ça, j'ai réussi à trouver un nouvel appartement, refaire ma valise pour partir en Turquie et ne pas rater le train lundi matin pour rejoindre l'aéroport.

A très vite et surtout... Gardez la pêche ! (Spéciale dédicace pour Marie-Anne l'américaine)


Griaß di !


Depuis quelques jours maintenant je me trouve en Allemagne... heu, pardon, en Bavière - croyez-moi, ce n’est pas le même pays, un peu comme la France et l’Alsace (spéciale dédicace je ne cite pas de nom elle se reconnaîtra).

J’ai repris mes petites habitudes, c’est à dire bien manger et faire honneur aux mets allemands en baragouinant un “Danke, das war sehr gut” et un “Ich bin satt” pour finir.
Tout le monde est toujours très sympa avec moi, ou du moins semble l’être puisque je ne comprends pas un traitre-mot de leur dialekt (comprenez patois). En revanche, lorsqu’on demande si je suis bien arrivée à Kempten en Allemagne plutôt que Kempten en Suisse, ça, je comprends qu’on est en train de se foutre délibérément de ma gueule (rapport à une anecdote qui m'est arrivé).

A part ça, pas grand chose d’autre à signaler, juste la Möslefest, sorte de fête au village de Hegge où les deux mots d’ordre sont Fußball et Bier. Je vous laisse imaginer l’ambiance.


Toujours est-il que si j’ai encore du mal à refuser la charcuterie pour le dîner, je ne me laisse plus prendre par leur bière en soirée... Les dégâts qu’elle fait autour de moi me suffisent !
Côté musique, je croyais avoir tout vu... c’était sans compter sur le côté mélomane des Bavarois. Voyez plutôt ce qu’ils ont osé faire de notre Milord national : cliquez ici.
La chanson s’intitule Das rote Pferd et les paroles n’ont rien à envier à la version originale.
Côté chorégraphie, là encore, Piaf n’a qu’à bien se tenir... Pour avoir vu ça en live, c’est un mélange de Macarena et de danse des canards. Rien que pour ça, je ne regrette pas mes huit heures de trains.

Servus !

On est sportive ou on ne l'est pas

Depuis que je suis "presque" en vacances, j'ai rechaussé mes baskets histoire de me bouger un peu les fesses. Hélas, n'est pas sportive qui veut et la reprise n'a pas été sans conséquences...


Je reconnais, reprendre les sport avec une pharyngite virale, on a déjà rêvé mieux comme conditions mais l'envie était trop forte et les kilos accumulés pendant l'hiver un peu trop voyants. Il fallait donc agir... et vite !

Mercredi dernier, j'enfile ma panoplie - pantacourt, débardeur et surtout casquette pour cacher ma mine déconfite - je passe mes clés d'appartement autour du cou et prends mon super téléphone portable qui fait aussi chrono, podomètre et qui calcule donc temps, distance et vitesse (magique ce portable je vous dis).

Je m'embarque dans mon parcours et à la moitié du chemin, c'est à dire environ 5 bornes de chez moi, je commence à saigner du nez : 15 ans que ça ne m'était pas arrivé. C'est à ce moment précis qu'on commence à haïr tout le monde : le gens autour qui vous regardent l'air béat, les imbéciles qui n'ont pas prévu de poches aux pantacourts ne serait-ce que pour y mettre un stupide mouchoir en papier, et soi-même, parce qu'on a préféré prendre un portable totalement inutile dans la main plutôt que le dit-mouchoir.

Bref, j'ai continué ma course, impassible et surtout franchement ridicule, avec mon doigt appuyé sur ma narine jusqu'à ce que tout ça coagule.

Il faut croire que ça ne m'a pas suffit puisque depuis, j'ai remis ça tous les deux jours. A force, ma pharyngite est toujours là, j'ai des ampoules terribles aux pieds et des coups de soleils sur les épaules. J'adore le sport !

Parenthèse fermée


Il y a quelques mois, j'avais commencé à raconter ma vie de suédoise brune ici, mais finalement, même en française brune, j'ai des choses à dire.


Après une longue parenthèse, je reprends donc du service avec un nouveau métier, un nouveau mac, de nouvelles destinations et de nouvelles occupations...
... mais toujours le même blog et j'espère, les mêmes lecteurs.

A bientôt

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