Terres du Son

Après une semaine bien tranquille en Bavière, je suis revenue en France pour 3 jours de festival.

Comme deux inconscientes Tiphaine et moi avions pris nos places très tôt pour assister aux Terres du Sons du début à la fin. Je dis "inconscientes" car au lieu de rentrer chez nous le soir, nous avons décidé de planter la Quechua sur place, avec tout ce que ça implique.

Même si cette année, les Terres du Son avaient lieu dans le magnifique cadre d'un château, les festivaliers étaient invités à camper dans un champs à 2 kilomètres et garni de chardons pour le plus grand plaisir de nos pieds sachant qu'en plus, le chemin pour y accéder était très inégal et pas franchement éclairé.

Mais le plus sympa, c'est quand même d'essayer de s'endormir au son de la derbouka, d'artistes en herbes qui n'en ont pas eu assez du festival ou de jeunes bourrés qui cherchent désespérément leur Quechua 2" dans tout ce basard.


Je passe le chapitre des toilettes sèches (...) et j'en viens au plus important : la musique.
J'étais impatiente de voir certains groupes et très curieuse d'en découvrir d'autres. Dans tous les cas je n'ai pas été déçue. De Orange Blossom à Origines Controlées, de Pigalle à Keziah Jones, de Tiken Jah Fakoly à New York Ska Jazz Ensemble, avec en prime pour les futées The Dø, La Chanson du Dimanche et Les Voleurs de Swing juste devant la scène (ce qu'on a soigneusement évité pour Mass Hysteria, allez savoir pourquoi).



En bref, 3 jours de musique, de rigolade et d'aventures avec ma partenaire de choc... et même avec tout ça, j'ai réussi à trouver un nouvel appartement, refaire ma valise pour partir en Turquie et ne pas rater le train lundi matin pour rejoindre l'aéroport.

A très vite et surtout... Gardez la pêche ! (Spéciale dédicace pour Marie-Anne l'américaine)


Griaß di !


Depuis quelques jours maintenant je me trouve en Allemagne... heu, pardon, en Bavière - croyez-moi, ce n’est pas le même pays, un peu comme la France et l’Alsace (spéciale dédicace je ne cite pas de nom elle se reconnaîtra).

J’ai repris mes petites habitudes, c’est à dire bien manger et faire honneur aux mets allemands en baragouinant un “Danke, das war sehr gut” et un “Ich bin satt” pour finir.
Tout le monde est toujours très sympa avec moi, ou du moins semble l’être puisque je ne comprends pas un traitre-mot de leur dialekt (comprenez patois). En revanche, lorsqu’on demande si je suis bien arrivée à Kempten en Allemagne plutôt que Kempten en Suisse, ça, je comprends qu’on est en train de se foutre délibérément de ma gueule (rapport à une anecdote qui m'est arrivé).

A part ça, pas grand chose d’autre à signaler, juste la Möslefest, sorte de fête au village de Hegge où les deux mots d’ordre sont Fußball et Bier. Je vous laisse imaginer l’ambiance.


Toujours est-il que si j’ai encore du mal à refuser la charcuterie pour le dîner, je ne me laisse plus prendre par leur bière en soirée... Les dégâts qu’elle fait autour de moi me suffisent !
Côté musique, je croyais avoir tout vu... c’était sans compter sur le côté mélomane des Bavarois. Voyez plutôt ce qu’ils ont osé faire de notre Milord national : cliquez ici.
La chanson s’intitule Das rote Pferd et les paroles n’ont rien à envier à la version originale.
Côté chorégraphie, là encore, Piaf n’a qu’à bien se tenir... Pour avoir vu ça en live, c’est un mélange de Macarena et de danse des canards. Rien que pour ça, je ne regrette pas mes huit heures de trains.

Servus !

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