Burg Hohenzollern

Quand on visite un château, on s'attend généralement à remplir la case "Culture" de son cerveau ; et pourquoi pas la case "Détente" aussi...

C'est en apercevant Hohenzollern au loin, dominant la vallée du haut de sa montagne, que j'ai compris ce qui m'attendait : un parking en bas,  un château en haut et entre les deux, une bonne vingtaine de minutes de montée. (Pour la détente, on repassera !) Le schéma classique habituel pour un château allemand. Je m'étais déjà faite avoir pour la visite de Neuschwanstein.

Mais il était trop tard pour faire demi-tour et je n'avais plus d'excuses puisque la pluie avait cessé de tomber (jamais là quand on a besoin d'elle, celle-là).

L'avantage pendant l'ascension, c'est que vous pouvez faire mine d'admirer la vue imprenable alors que vous êtes bien entendu en train de reprendre votre souffle, ni vu, ni connu. Vous avez aussi le droit de critiquer ouvertement les fainéants qui prennent les navettes pour monter. Enfin, vous y allez quand même "mollo" sur les reproches, parce qu'il faut vous économiser ; ce serait trop bête de craquer si près du but...

A peine arrivée au sommet, j'ai enchaîné avec la visite du château... en allemand. Mes poumons se remettaient tout juste d'un effort incommensurable, c'était ma tête qui allait devoir souffrir. Dix euros la visite pour saisir un mot sur deux, ça m'apprendra à vouloir jouer les intellos. Heureusement que j'ai un guide perso qui me traduit les informations importantes, c'est à dire toutes celles que j'ai réussi à comprendre seule.

Que vous dire sur ce château à part qu'il y fait trèèès froid et ce n'est pas les grosses pantoufles qu'on nous demande de chausser pour la visite qui changent quelque chose. Sinon, choisissez un autre moment qu'avril en automne, ou allez vous réchauffer aux magasins Outlet de Metzingen : on y trouve des tee-shirts et pantalons Roxy pour moins de cinq euros ; et ça aussi, c'est de la culture ! ;)








Frohe Ostern

LA question que je me suis posée ce week-end est : "Comment les allemands fêtent-ils Pâques ?"

Pour commencer, ils décorent leur maison et leur jardin, ils mangent et offrent (mais surtout mangent) des chocolats, certains vont à la messe, ils font un grand repas de famille avec des plats traditionnels et passent tout leur jour férié à digérer.

Finalement, vu comme ça, Pâques ressemble étrangement à Noël... Heureusement, le week-end pascal a lieu au printemps ! Alors qu'au 25 décembre, on regarde les jardins enneigés les pieds collés à notre cheminée, en avril, on peut profiter d...

(Dimanche 8 avril au matin)

... Finalement, je confirme, il n'y a pas grand chose qui distingue ces deux fêtes !!

Puisque la météo l'a décidé ainsi, je suis donc restée bien au chaud, à étudier mon nouvel appareil photo numérique reflex et manger des chocolats. J'entends par "étudier": finir de lire la notice d'utilisation de deux cents pages, tester, essayer, expérimenter, hasarder, chercher, tâter et tâtonner. Et aujourd'hui, je peux enfin le dire, j'ai fait mes premières photos en mode "manuel". (Par contre, je n'ai pas dit qu'elles étaient réussies).

D'abord, je me suis "entraînée". C'est à dire que j'ai photographié la cuisine de mes beaux-parents plus qu'aucune autre cuisine ne l'a jamais été (consécration suprême !) Et c'est toute confiante que je suis arrivée au repas de famille le lendemain midi, mon arme à la main.

Sauf que les modèles étaient beaucoup moins dociles que les bibelots de la veille et qu'ils ne me laissaient pas le temps de faire mes dix prises de moyenne. Et la plus réfractaire fut certainement Oma (*la mamie, ndlr). Elle a peut-être pensé que j'étais une sorte d'espionne et que j'essayais de découvrir son secret pour préparer des plats aussi délicieux ; mais on ne lui fait pas, à la grand-mère, et le résultat de la bataille fut une série de photos plus ratées les unes que les autres. (L'espionne n'a pas dit son dernier mot et aura sa revanche un prochain dimanche en famille...)

En désespoir de cause, je me suis rabattue sur ses bibelots à elle et sur d'autres modèles qui, pour me donner un coup d'pouce, ne bougeaient pas d'un cheveu, eux...




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