Les Courants


La série des festivals de l'été continue avec cette fois deux jours de folie à Amboise. Ce n'est pas compliqué, depuis que je suis en vacances, je n'ai pas eu le temps de souffler. En partie (mais pas seulement) à cause de moi, nous sommes donc arrivées relativement tard sur les lieux. Et même si la tente ne prend que deux secondes à monter, le premier concert était déjà commencé. Arrivées à l'entrée du festival, les petites boules de nerfs que nous étions ont été calmées par l'annulation du concert de Debout Sur Le Zinc. Enfin, c'est pas comme si je ne les avais jamais vus et il nous restait toujours Les Fatals Picards* comme tête d'affiche et Los Torpillos à découvrir pour la soirée.

- Les Fatals Picards -

La nuit qui a suivi traduit bien mon état de fatigue : malgré les traditionnels allumés des festivals qui ont poussé la chansonnette jusqu'à 5 heures, malgré les obsédés-sportifs qui ont joué au basket (comment savoir que derrière la haie de thuyas haute de 2,50 m qui jouxtait notre tente se trouvait un terrain de basket ?!), malgré mon mal de gorge, mon nez bouché et ma toux sèche, et malgré les ronflements de ma voisine de duvet (ayons la délicatesse de ne pas citer de nom ^^), je me suis endormie paisiblement jusqu'à 7h20.

Le lendemain, Tiphaine et moi avons flâné dans les rues du centre-ville pendant que notre Fanny avait rejoint son labo alors qu'elle n'avait pas fermé l'oeil de la nuit - le monde est mal fait.

- Château d'Amboise -

Puis, pour mieux apprécier les bords de Loire, la nature et le soleil, nous nous sommes posées dans un coin d'herbe et notre activité de l'après-midi a tenu en six lettres : D-O-R-M-I-R. Là encore, je ne saurais dire combien de touristes sont passés près de nous, ni combien de sales petites bêtes nous ont chatouillées sans nous réveiller, mais ça se compte par centaines.



- La Loire -

Il nous fallait au moins une sieste comme celle-ci pour recharger les batteries et affronter le deuxième soir. Un petit brin de femme appelée Karimouche a débuté avec un style bien à elle. Puis ont enchaîné As de Trèfle, La Rue Ketanou et La Ruda. Rien que d'y repenser en écrivant cet article, j'en suis fatiguée. Et pour cause, les slammeurs qui arrivent par trois, les danseurs de pogo qui jouent du coude, les fous dangereux qui voudraient être devant et qui écrasent tout sur leur passage, les bouteilles en plastique ou chaussures qui arrivent du ciel, les brûlures de cigarettes, les gobelets remplis de bière qui finira de toute façon sur un vêtement, etc... A tout ça, on ajoute la température extérieure qui avoisine les 30°C et ça donne le vécu de samedi soir (et ça explique aussi la qualité médiocre des photos :P)

- As de Trèfle -



Comme je suis encore jeune et vive (!), j'ai pu éviter la majorité des événements cités ci-dessus, mais ceci requiert une très grande concentration qui peut parfois gâcher l'écoute du concert. En résumé, ce week-end fut riche en émotions... et en énergie. Vivement le prochain : trois jours non-stop aux Terres du Son.

Post-scriptum : il y a un an, dans le cadre du festival ExCENTRique, j'avais assisté et adoré un Safari Intime en théâtre de rue. La compagnie (qui mérite bien un peu de pub) passe à Rennes les 10 et 11 juillet. Comme je crois savoir qu'un(e) de mes visiteurs(euses) réguliers(ères) vit dans le coin, je recommande vivement à cette personne d'aller y jeter un coup d'oeil (et de me dire éventuellement ce qu'elle en a pensé après).

* pour vos oreilles - dédicace

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