Un an après, on prend les mêmes et on recommence (avec la nouvelle recrue Fanny). Le rendez-vous était fixé à Descartes. Arrivée chez Tiphaine, je réalise que j'ai pensé à tout... sauf à mon ticket d'entrée au festival ! Ma cote d'éco-citoyenne était déjà au plus bas avant même que TdS n'ait commencé.
Après un détour par mon appart' pour prendre le bout de papier, nous avons été accueillies par des bénévoles plus rodés que l'an dernier, des festivaliers qui ont pris un peu d'avance niveau musique/alcool et un terrain de camping littéralement labouré.
- Message pour ces messieurs -
Passer ensuite la fouille pour entrer sur le festival, c'était comme passer la douane. Si nous avions dissimulé quelques canettes et objets contondants l'an dernier, ce n'était absolument pas envisageable cette fois-ci. Même si ça a un côté rassurant, c'est un peu fatigant de devoir vider ton sac alors que tu avais tout bien rangé, que chaque objet avait une place bien précise pour optimiser chaque millimètre carré du contenant.
Après ça, ce n'est que du bonheur : du vert et de la musique partout. Parmi la petite trentaine de concerts que nous avons vus et aimés, mention spéciale à
Caravan Palace (du jazz manouche/électro qui ne ressemble à rien de ce que vous connaissez déjà), à
Kiemsa (du rock/ska/punk qui en envoie), au
Tram des Balkans (musique tzigane qui déménage) à
The Rakes (groupe pop/rock qui fait du bruit) et au collectif de
La Saugrenue (La Goutte au Nez, le Quatuor Megamix, Madamirma, Le Balluche, etc. qui méritent d'être connus)
- Le serpent arc-en-ciel de Megamix -
- Emily Loizeau -

- Thomas Fersen -

En plus de découvrir des dizaines d'artistes plus sympas les uns que les autres, nous avons toutes les trois craqué pour la fouée. Cette spécialité culinaire venue de Loire-Atlantique est une simple pâte à pain cuite dans un four à bois très chaud. Elle peut être garnie de sucré ou de salé et se mange chaud, sans modération.
Difficile de résumer trois jours intenses aux TdS. Tout notre quotidien change : on vit dehors, au milieu de cinq mille personnes (c'est surtout la nuit qu'on s'en rend compte), la toilette se fait à la lingette, on ne rentre pas dans des WC sans avoir pris des copeaux de bois, on fait des siestes dans l'herbe (même en plein concert de rock), on s'improvise un K-way avec un sac Handy Bag, on a des vêtements couverts de boue et on s'en fout.
- Tiphaine et Fanny attendent -


- Les dernières heures de mes tennis irlandaises -

Je vous laisse sur ces belles paroles, c'est maintenant l'heure du grand nettoyage...