Allgäuer Festwoche


Comme son nom l'indique, la Festwoche a lieu une semaine par an au mois d'août. Toute la ville de Kempten est en ébullition et vit au rythme des festivités qui sont au centre des préoccupations et sujets de toutes les conversations - pas besoin d'être bilingue pour comprendre de quoi il est question. En France, on pourrait comparer l'ampleur de cet événement aux Fêtes de Bayonne. En bref, étant présente cette semaine-là, la Festwoche était pour moi un passage o-bli-gé pour faire honneur à la culture de ma belle-famille.

J'ai commencé à prendre conscience de ce qui m'attendait le jour de mon arrivée : il était 10h du matin, je digérais mon thé bu en gare de Ulm et dans le train en direction de Kempten, une foule d'allemands déjà bien rouges est montée, vêtu de lederhosen (habit traditionnel bavarois) avec comme munitions... de la bière !

Car oui, la Festwoche commence très tôt dans la journée. Dans l'après-midi, on déambule entre les stands et les divers exposants, tout en sirotant quelques bières, et le soir, c'est beuverie générale jusqu'à pas d'heure : les femmes comme les hommes boivent pintes sur pintes, dansent et chantent à tue-tête debout sur les bancs installés sous d'immenses tentes. Les températures avoisinent les 30 °C et ça donne soif... Bref, vous avez compris le petit manège. Tout ça pour aboutir finalement à un méga embouteillage aux toilettes.

Plus sincèrement, je décris ça avec mes yeux de française impressionnée par tant de litres ingérés en si peu de temps mais l'ambiance y est unique et une telle fête ne se raconte pas en quelques mots, elle se vit.

Etant donné qu'en matière de bière et de chants allemands, je ne peux rivaliser avec les autochtones, belle-maman m'a fait un cadeau pour que je puisse me fondre davantage dans le décor. Elle m'a offert le dirndl qu'elle portait il y a vingt ans et qu'elle ne peut plus mettre aujourd'hui. Il s'agit du vêtement traditionnel bavarois pour les femmes qui se compose principalement d'une robe et d'un tablier. La place du noeud du tablier a son importance car elle détermine si l'on est "seule" ou "accompagnée". Quand au décolleté, il est censé mettre plus qu'en valeur la poitrine - manquait plus que les tresses. Ce n'est pas la peine de demander, il n'y a pas de photos ^^

HaPpY-Landes

- Christoph's surf -

- Hossegor -


Si je voulais énerver tout le monde, je raconterais mes vacances comme ça :
Se réveiller avant tout le monde et partir courir une bonne heure - Avoir des chocolatines et vue sur l'océan au petit déjeuner - Prendre son surfer en photo en se faisant lécher les pieds par les vaguelettes - Aller au marché et acheter de la pastèque - Dévaliser le magasin Roxy - Ecrire des cartes postales aux copines - Bronzer en dévorant un bouquin - Aller se rafraîchir en se laissant bercer par le mouvement de l'eau - Jouer au beach-volley dans du sable ultra-fin - Pique-niquer sur la plage et observer le coucher du soleil - Rencontrer et boire un verre avec un petit groupe de musiciens luxembourgeois - Finir la journée avec une glace stracciatella ou passion - S'endormir au son des vagues et du vent dans les arbres.

- Biarritz -

Je n'ai rien inventé, mais pour coller au plus près de la réalité, je vais ajouter quelques détails "qui tuent" :
Toutes les fois que je suis allée courir, j'ai rencontré des nanas plus grandes, plus minces, plus belles, plus bronzées et qui couraient plus vite que moi - Avant chaque exposition au soleil, obligation pour moi de me tartiner de crème indice 30 minimum : bonjour le sable collé aux fesses et au revoir le glamour - Il me faut minimum un quart d'heure de souffrance pour entrer dans l'eau que je trouve toujours trop froide - Le "bercement" des vagues à Hossegor, c'est une litote et on finit les quatre fers en l'air à la moindre inattention - En plein après-midi, le sable si fin est souvent brûlant pour les pieds et on prend vite une démarche ridicule - Quelque soit l'endroit où l'on a décidé de poser sa serviette sur la plage, on se retrouve forcément à côté d'un bébé braillard, d'un môme qui essaie de faire du cerf-volant (merci le sable dans les mirettes), d'une instit' qui raconte sa vie si intéressante ou d'un jacky qui se vante de sa soirée de la veille en bombant le torse - Pour envoyer une dizaine de cartes, il a fallu que j'envoie au préalable une dizaine de sms pour demander l'adresse postale de tout ce petit monde - La nuit, il faut une oreille très sélective pour entendre l'océan car aux premières loges, on a plutôt droit au chant d'un mec bourré, aux aboiements intempestifs d'un chien ou à une scène de ménage interminable.



Quoiqu'il en soit, ces petits désagréments pimentent un peu les vacances et c'est tant mieux. Prochaine étape, Kempten et sa Festwoche. A bientôt pour de nouvelles aventures...

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