Terres du Son 2010


Déjà mes troisièmes Terres du Son et a fortiori mon troisième article concernant ce festival. Je dois avouer qu'avant de me lancer dans la rédaction de ce post, j'ai retourné mon cerveau dans tous les sens pour trouver une façon originale de relater ce week-end, en évitant les répétitions d'ici et . En vain.

Finalement, il m'est revenu à l'esprit un épisode de How I Met Your Mother (série américaine assez hilarante que je recommande à tous par ailleurs) dans lequel Marshall adolescent écrit une lettre à son futur-lui "Dear future me" et cela m'a inspirée...


Chère future moi,

Quand tu liras ces mots, tu seras certainement en train de "galérer" pour préparer ton sac avant ton quatrième week-end Terres du Son. Voici quelques petits conseils qui te seront peut-être utiles :

Si tu n'as pas changé de sac de couchage d'ici là, prends une couverture, un pull et une paire de chaussettes. Emporte également ta paire de bottes en caoutchouc top fashion achetée spécialement pour l'édition 2010 qui t'a été d'une grande utilité. Enfin, n'oublie pas le kit de survie mouchoirs en papier/lingettes/sacs poubelles.

Heuuu, dois-je ajouter ton billet d'entrée dans la liste ?!

Lorsque tu arriveras à Monts, rappelle-toi qu'au rond-point, ce n'est PAS A DROITE !!

Si le camping est aussi rempli qu'en 2010, EVITE par tous les moyens de planter ta tente à l'entrée. Rappelle-toi, quand tous les festivaliers sont enfin endormis à six heures du mat', les bénévoles, eux, restent éveillés... et toi aussi par la même occasion.

Sinon, concernant l'accès au site, tu maîtrises déjà : pas d'objets te permettant de blesser ni de tuer un festivalier, pas d'alcool (pour ça, tu fais le plein à l'extérieur), une petite collection de bouchons en plastiques dans les poches et ton appareil photo "compact" comme ils disent (même si tu t'es offert un Canon EOS de la mort cette année).

Avant de partir, investis dans un chapeau, une casquette ou autre truc à mettre sur ta tête en cas de grosse chaleur, ou assure-toi que Tiphaine a bien pris son écharpe pour te faire un turban.

Le bruit que tu entends plusieurs fois par jour et qui te fait si peur n'est pas le hurlement de 100 000 spectateurs en délire ni du tonnerre qui gronde, mais simplement un TGV qui passe. Et si jamais on annonce un avis de tempête pour la nuit, n'attends pas que tes amies soient endormies pour les supplier de remballer et de quitter les lieux en vitesse.

Enfin, pour la pérennité de ton ouïe, fais une réserve de bouchons dès le vendredi ; tes oreilles te diront merci.

A présent, dépêche-toi un peu, parce que quelque chose me dit que Fanny et Tiphaine sont certainement déjà en train de t'attendre...

Signé, ton ancienne toi.






Après ces quelques lignes purement égoïstes et dénuées d'intérêt, je vous propose un petit quizz tout à fait palpitant (!) pour me faire pardonner :

Question 1 : Qui est ce chanteur ? (Indice : j'avais parié qu'il annulerait son concert comme à son habitude)


Question 2 : Qui va faire son apparition sur scène avec de magnifiques roses rouges et des petits papillons blancs accrochés au micro ? (Indice : c'est unE chanteuSE :P)


Question 3 : Comment s'appelle ce jeu ? (Voici une formidable démonstration de Fanny pour vous mettre sur la voie)



Question 4 : Pourquoi ai-je pris cette photo ?


Toutes les réponses seront les bienvenues et je remercie à l'avance ceux qui feront marcher leur imagination.

Pour terminer sur une note sérieuse et pour parler un peu concerts (parce que c'était quand même l'objectif du festival), j'ai découvert que Tété ne savait pas parler autrement qu'en chantant, que Izia était aussi à l'aise perchée sur des talons de 10 cm que moi dans mes Birkenstock, que Ben l'Oncle Soul a vraiment de très chouettes bretelles, que la chanteuse de Morcheeba sait coudre (à en voir la robe qu'elle portait) et que l'humoriste Alexis HK garde la cravate en toutes circonstances. Sans exagération, nous avons assisté à des concerts de très grande qualité. Bravo les gens !

Je garde le mot de la fin pour mon coup de coeur : Courir Les Rues. Ce groupe aussi talentueux que sympathique vous communique sa bonne humeur dès les premières notes et met une sacrée ambiance. Je pense qu'on en reparlera ;)

Eloge pour un festivalier-campeur

Le festivalier-campeur (ou l'inverse) est né en France au début des années 1990 et a grandi entouré des siens... et de sa bande de potes ! Cette année, le festivalier-campeur a travaillé dur pour avoir son Bac, alors, quand arrivent les vacances, il est pressé de partir avec tous ses copains pour décompresser.

Le festivalier-campeur cherche alors l'endroit idéal : pas trop loin de chez papa-maman et abordable pour son porte-monnaie, et choisit le festival Les Courants, à Amboise.



La semaine qui précède le festival, il fait un tour chez Décat' et investit dans une Quechua 2 secondes ; tente qu'il n'aura aucun mal à défaire mais qu'il ne saura jamais remettre dans sa housse d'origine. -> Oui, le festivalier-campeur a peut-être son Bac, mais il n'est pas très doué avec les choses importantes de la vie.

Le festivalier-campeur n'est pas stressé : il arrive tard au festival, monte sa tente n'importe où - le plus prêt possible de celle des autres tant qu'à faire - et ne prend pas la peine de mettre les sardines - il est trop occupé à boire avec ses copains.

Comme il ne tient pas l'alcool, il arrive aux concerts déjà bien éméché, et tel un petit Poucet des temps modernes, il a pris soin d'uriner sur le trajet camping/festival pour être certain de retrouver sa tente à la fin de la soirée.

Pendant les concerts, il adopte différentes attitudes plus improbables les unes que les autres, et finit toujours par se débarrasser des choses futiles comme ses chaussures, son t-shirt, parfois son pantalon, puis son haleine fraîche et enfin sa dignité.

- Sanseverino -

Lorsque son groupe fétiche débarque sur scène, il commence à se mouvoir de manière incertaine. D'ailleurs, s'il tient encore debout, c'est uniquement grâce à ses petits camarades-danseurs-de-pogo qui lui donnent des coups pour le redresser. Arrive ensuite le moment (im)précis où il s'approche d'une jeune fille ; il aimerait bien lui glisser quelques mots doux dans le creux de l'oreille, mais pendant un concert des Wampas, les "mots doux dans le creux de l'oreille" se transforment en bafouilles hurlantes et postillonnantes sur la joue. La jeune fille s'essuie, lui sourit, puis lui fait signe gentiment de s'éloigner parce qu'elle n'est pas intéressée. Pas grave, le festivalier-campeur se dit que si ça n'a pas marché avec elle, ça marchera peut-être avec une autre. Il fera donc une seconde tentative plus tard dans la soirée... avec la même fille qu'il n'aura pas reconnu ! -> Quand le festivalier-campeur est bourré, il n'est pas très physionomiste. Par contre, la fille...

Pour montrer sa supériorité et son héroïsme, le festivalier-campeur n'hésite pas à braver les éléments et escalade la barrière, monte sur la scène, slame sur les gens qui le trouvent un peu trop collant (dans tous les sens du terme) et finissent par le lâcher. Lui s'écroule lamentablement -> Sauf qu'un festivalier-campeur est infatigable et ce ne sont pas quelques piétinements ou dents en moins qui vont l'arrêter ! -> Quand le festivalier-campeur veut faire la fête, il devient indestructible !

A la fin des concerts, il revient au camping. Et là, le Didier Wampas de la nuit, c'est lui ! Le vrai se tape la tête avec son micro et vogue sur le public en folie, le faux utilise sa lampe électrique et se jette sur les tentes des campeurs en furie. En revanche, tout comme son idole, il est généreux avec l'assistance et fait profiter TOUT LE MONDE de ses talents (bien cachés) de chanteur, de musicien, de danseur, de jongleur, d'acrobate, de cascadeur, de sportif de haut-niveau, de philosophe, de diplomate, d'homme de lettres et d'homme de ménage. Et vous seriez surpris de constater sa force imaginative en matière de conneries -> C'est le problème du festivalier-campeur déchiré, il n'a pas de limites.

- Lieu de vie du festivalier -

Avec les années, mes amies et moi avons appris, souvent à nos dépens, comment fonctionnait cette espèce d'énergumène - parce qu'il s'agit bien d'une catégorie d'êtres (malheureusement un peu trop nombreux) ayant un caractère commun distinctif. Même s'il est un peu prématuré de dire que nous maîtrisons parfaitement la situation face à ce genre d'individu, nous savons désormais comment remédier à quelques petits désagréments. En voici un exemple :

- Le Piège -

Et si, comme nous, vous êtes amenés à faire quelques festivals cet été et rencontrer ces agités, n'hésitez pas, nous nous ferons une joie de vous communiquer quelques ruses simples et dissuasives :)

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