Salade de fruits façon Christoph

J'en ai conscience, il va bien me falloir plusieurs semaines pour rattraper les dégâts du régime Bavarois. Alors, au menu depuis mon retour, c'est salades de crudités en tout genre, soupe de courgettes ou gratin d'aubergines. Pour le dessert, j'ai banni la crème glacée et je me contente de fruits.

Christoph m'a d'ailleurs fait découvrir une salade de fruits - ou ein Obstsalat devrais-je plutôt dire - qui, même s'il elle n'est pas des plus diététiques (il reste Bavarois, ne l'oublions pas), a le mérite de rafraîchir.

Pour vous, en exclusivité et avec son consentement, je vous livre ici sa recette - écrite en observant le cuisto. Une façon pour moi aussi de vous remercier pour vos gentils commentaires (davantage sur Facebook qu'ici d'ailleurs).


Pour 2 personnes

Ingrédients
- 2 nectarines blanches
- 1 vingtaine de raisins blancs
- 1 yaourt nature velouté
- sucre
- jus d'oranges
- chocolat noir/orange

Préparation
Couper la nectarine en morceaux et répartir dans deux bols.
Couper et épépiner les raisins et les répartir également dans les deux bols.
Placer les bols au réfrigérateur.
Verser le yaourt dans un récipient et ajouter du sucre (ou prendre tout simplement un yaourt sucré).
Ajouter un peu de jus d'oranges et mélanger (attention à ne pas obtenir un mélange trop liquide).
Laisser le récipient au frais.
Couper des pépites de chocolat.
Répartir le mélange yaourt-sucre-jus d'oranges sur les fruits puis ajouter le chocolat.
Déguster de suite.

Leçon pour être fatigué avant la rentrée

Mes vacances en Bavière ne sont jamais de tout repos et ce ne sont pas les dernières qui vont me contredire. Dimanche dernier, après une soirée apocalyptique à la Festwoche, nous avons décidé de la jouer relax, de trouver un lac sympa dans les Alpes autrichiennes et d'y faire une grosse sieste. Seulement voilà, ce qu'on ne vous dit pas lorsque vous garez votre voiture sur le parking, c'est qu'il faut le mériter, le lac !! Sauf que moi j'étais venue pour bronzer, pas pour marcher. Pendant 15 kms, les gens ont bien dû se marrer, à l'aise dans leurs chaussures de rando, en me voyant avec ma petite robe et mes mules - jamais autant détesté cette tenue que ce jour-là. Ce que j'ai omis de dire, c'est que dans la nuit, nous étions rentrés en bus et que le matin, il a bien fallu aller récupérer notre véhicule resté en centre-ville. On rajoute donc une heure de marche supplémentaire - comme journée relax, on a déjà fait mieux...

- Vilsalpsee -


Le jour suivant, direction Munich et son Nymphenburg Schloss. La visite comprend bien sûr les pièces du château, la Magdalenenklause (ermitage aux allures de ruines), le Pagodenburg (salon de thé et lieu de repos décoré de chinoiseries), le Badenburg (sorte de piscine couverte assez unique pour l'époque), l'Amalienburg (pavillon de chasse), le Marstallmuseum (musée des écuries et des carosses) et le musée de la Nymphenburger Porzellan ; tout ça situés aux quatre coins du parc : 13 kms et des courbatures dans les pattes.

- Nymphenburg Schloss -


- Pagodenburg -

- Amalienburg -

- Panier à pique-nique ^^ -

Après une bonne nuit de sommeil, nous sommes partis pour une randonnée autour de Sulzberg (petit village d'Allgäu). J'étais en forme et j'avais la tenue adéquat cette fois. Seulement chaussures de rando ou pas chaussures de rando, quand une tempête vous surprend, vous êtes trempé pareillement et vous terminez la balade en courant.


Mercredi, jour de départ, Christoph me conduit à Ulm pour que j'y prenne le car Eurolines. Il me propose de quitter Kempten plus tôt pour avoir le temps de visiter la Cathédrale d'Ulm. En bonne touriste j'accepte, sans savoir que ce bâtiment détient la plus haute flèche d'église du monde. 768 marches pour monter à 143 m au dessus du sol, un vrai bonheur quand on a le vertige et qu'on a parcouru 40 kms à pieds les trois précédents jours.

- Ulmer Münster -


- 161,53 m -

Bref, si vous pensez que toutes ces activités m'ont permis de bien dormir dans le car pour rentrer, vous vous trompez. L'insomniaque devant moi a décidé d'éteindre son spot vers 2 heures, pas avant que les cinq jeunes français derrière n'aient décidé d'arrêter leur bordel - j'avais encore bien choisi ma place. Et avec tout ça, les vacances s'achèvent, je ne revois pas mon chéri avant plusieurs semaines et je trouve mon avis d'impôt sur le revenu dans ma boîte aux lettres.

Bon week-end :)

Allgäuer Festwoche


Comme son nom l'indique, la Festwoche a lieu une semaine par an au mois d'août. Toute la ville de Kempten est en ébullition et vit au rythme des festivités qui sont au centre des préoccupations et sujets de toutes les conversations - pas besoin d'être bilingue pour comprendre de quoi il est question. En France, on pourrait comparer l'ampleur de cet événement aux Fêtes de Bayonne. En bref, étant présente cette semaine-là, la Festwoche était pour moi un passage o-bli-gé pour faire honneur à la culture de ma belle-famille.

J'ai commencé à prendre conscience de ce qui m'attendait le jour de mon arrivée : il était 10h du matin, je digérais mon thé bu en gare de Ulm et dans le train en direction de Kempten, une foule d'allemands déjà bien rouges est montée, vêtu de lederhosen (habit traditionnel bavarois) avec comme munitions... de la bière !

Car oui, la Festwoche commence très tôt dans la journée. Dans l'après-midi, on déambule entre les stands et les divers exposants, tout en sirotant quelques bières, et le soir, c'est beuverie générale jusqu'à pas d'heure : les femmes comme les hommes boivent pintes sur pintes, dansent et chantent à tue-tête debout sur les bancs installés sous d'immenses tentes. Les températures avoisinent les 30 °C et ça donne soif... Bref, vous avez compris le petit manège. Tout ça pour aboutir finalement à un méga embouteillage aux toilettes.

Plus sincèrement, je décris ça avec mes yeux de française impressionnée par tant de litres ingérés en si peu de temps mais l'ambiance y est unique et une telle fête ne se raconte pas en quelques mots, elle se vit.

Etant donné qu'en matière de bière et de chants allemands, je ne peux rivaliser avec les autochtones, belle-maman m'a fait un cadeau pour que je puisse me fondre davantage dans le décor. Elle m'a offert le dirndl qu'elle portait il y a vingt ans et qu'elle ne peut plus mettre aujourd'hui. Il s'agit du vêtement traditionnel bavarois pour les femmes qui se compose principalement d'une robe et d'un tablier. La place du noeud du tablier a son importance car elle détermine si l'on est "seule" ou "accompagnée". Quand au décolleté, il est censé mettre plus qu'en valeur la poitrine - manquait plus que les tresses. Ce n'est pas la peine de demander, il n'y a pas de photos ^^

HaPpY-Landes

- Christoph's surf -

- Hossegor -


Si je voulais énerver tout le monde, je raconterais mes vacances comme ça :
Se réveiller avant tout le monde et partir courir une bonne heure - Avoir des chocolatines et vue sur l'océan au petit déjeuner - Prendre son surfer en photo en se faisant lécher les pieds par les vaguelettes - Aller au marché et acheter de la pastèque - Dévaliser le magasin Roxy - Ecrire des cartes postales aux copines - Bronzer en dévorant un bouquin - Aller se rafraîchir en se laissant bercer par le mouvement de l'eau - Jouer au beach-volley dans du sable ultra-fin - Pique-niquer sur la plage et observer le coucher du soleil - Rencontrer et boire un verre avec un petit groupe de musiciens luxembourgeois - Finir la journée avec une glace stracciatella ou passion - S'endormir au son des vagues et du vent dans les arbres.

- Biarritz -

Je n'ai rien inventé, mais pour coller au plus près de la réalité, je vais ajouter quelques détails "qui tuent" :
Toutes les fois que je suis allée courir, j'ai rencontré des nanas plus grandes, plus minces, plus belles, plus bronzées et qui couraient plus vite que moi - Avant chaque exposition au soleil, obligation pour moi de me tartiner de crème indice 30 minimum : bonjour le sable collé aux fesses et au revoir le glamour - Il me faut minimum un quart d'heure de souffrance pour entrer dans l'eau que je trouve toujours trop froide - Le "bercement" des vagues à Hossegor, c'est une litote et on finit les quatre fers en l'air à la moindre inattention - En plein après-midi, le sable si fin est souvent brûlant pour les pieds et on prend vite une démarche ridicule - Quelque soit l'endroit où l'on a décidé de poser sa serviette sur la plage, on se retrouve forcément à côté d'un bébé braillard, d'un môme qui essaie de faire du cerf-volant (merci le sable dans les mirettes), d'une instit' qui raconte sa vie si intéressante ou d'un jacky qui se vante de sa soirée de la veille en bombant le torse - Pour envoyer une dizaine de cartes, il a fallu que j'envoie au préalable une dizaine de sms pour demander l'adresse postale de tout ce petit monde - La nuit, il faut une oreille très sélective pour entendre l'océan car aux premières loges, on a plutôt droit au chant d'un mec bourré, aux aboiements intempestifs d'un chien ou à une scène de ménage interminable.



Quoiqu'il en soit, ces petits désagréments pimentent un peu les vacances et c'est tant mieux. Prochaine étape, Kempten et sa Festwoche. A bientôt pour de nouvelles aventures...

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