Home sweet home

J'ai plusieurs amours dans ma vie. Celui dont je vais vous parler aujourd'hui, je l'ai rencontré il y a bientôt six mois, ça a été le déclic dès que je l'ai vu (Tiphaine pourra le confirmer) et depuis, on ne s'est pas beaucoup séparés... Il est beau, sympa, pas très très grand mais pour moi ça suffit. Il est un peu bruyant et me coûte assez cher mais j'ai bien l'intention de le garder un bon moment. Je sais aussi que certaines personnes me l'envient. Mais assez parlé de lui - comme je suis de bonne humeur et que vous êtes de chouettes lecteurs, voici quelques photos... de mon appartement :) Remarque : j'ai joué le jeu, j'ai pris mon appareil et photographié avec ou sans bordel, sinon c'est trop facile.


NB : Désolée pour les rares privilégiés qui le connaissent déjà. Ceux-là n'auront qu'à apprécier la qualité médiocre des photos ou s'amuser à retrouver l'intrus (= photo prise en septembre).






Cauche/marre


Celles et ceux qui me connaissent bien savent que j'ai un rêve récurrent. Dans ce rêve, je suis poursuivie par plusieurs personnes (parce que ce serait trop simple d'en semer une seule) qui ne me veulent pas que du bien, voire franchement du mal. Alors, pour les éviter, je me cache. Mais généralement, ils me retrouvent - même dans n'importe quelle mégapole, planquée dans n'importe quel appart, ils-me-re-trou-vent ! Donc je cours... et quand je suis à bout de souffle, je trouve une autre cachette, tout en sachant qu'il faudra que je l'abandonne peu de temps après pour recommencer à courir... etc... etc... Et ça peut m'entraîner très loin cette petite plaisanterie. Certains matins, je me réveille tellement KO qu'il me faudrait une deuxième nuit enchaînée pour me remettre de la première.

Bref, tout ça pour vous dire qu'aujourd'hui, grâce à ce magazine hautement intellectuel qu'est TéléStar, j'ai une explication au pourquoi du comment :
"Quel que soit ce qui est redouté, la peur onirique traduit toujours l'angoisse de la mort. Lorsqu'il se sent poursuivi, le rêveur exprime alors sa peur d'être détruit par la pression que son environnement lui inflige. Il affiche une différence par rapport aux autres, ce qui les dérange. (...) Si la tension est trop forte, elle se manifeste par un cauchemar."

Merci TéléStar ^^'

NB : La photo n'a rien à voir avec l'article :P Juste envie de vous montrer comme mes poumons vont bien, du moins allaient bien lundi :D

La maison qui rend fou


La semaine dernière, j'ai été informée que mon Diplôme Professionnel de Professeur des Ecoles était disponible à l'Inspection Académique. Youhou ! (Quand on sait le temps que ça prend pour qu'il en arrive là ce bout de papier).


Etant à Tours mercredi, je propose à Tiphaine de venir récupérer le sien avec moi. Nous arrivons donc dans le hall de cet immense bâtiment à 9 étages et demandons l'IA : - "9ème étage. L'accueil est au bureau 904." - "Merci."

Nous montons au 9ème étage, la gentille dame de l'accueil nous indique alors le bureau 722 au 7ème. Dans l'ascenseur, je fais part à mon amie Tiphaine que cette situation me rappelait étrangement Les 12 travaux d'Astérix. En espérant qu'on ne nous réclame pas le laisser-passer A38 ou le formulaire bleu :S

Bref, nous arrivons au bureau indiqué : - "Ah non, ici nous nous occupons exclusivement du concours. Il faut que vous alliez au bureau 801, 8ème étage." ^^'

Arrivées devant la bonne porte, nous avons frappé. Pas de réponse. Une dame qui passait dans le couloir nous a dit d'entrer quand même :
- "Vous venez chercher votre DPPE ? Vous êtes sûres ?"
- "Heuuu..." (Ben c'est à dire qu'après avoir fait tout ce chemin, oui, nous en sommes certaines)
- "Vous avez votre carte d'identité ?" (Ouf, plus facile à trouver que le formulaire bleu :P)

Le petit monsieur a regardé mon nom. Il est allé au fond de la pièce, là où il y a des étagères remplies de dossiers du sol au plafond, a retiré quelque chose et est revenu vers son bureau sur lequel il a posé un gros dossier qui s'avérait être le mien. Sur la pochette en gros, on pouvait lire Caroline P. et à l'intérieur se trouvaient différentes sous-chemises avec pleins de papiers dedans. Ca n'a l'air de rien comme ça raconté dans un blog, mais quand ça vous concerne, croyez-moi, ça fait peur !

Les yeux encore écarquillés, j'ai signé et j'ai pris mon fameux diplôme. En moins de deux secondes, j'ai prouvé aux personnes présentes que je n'étais pas seulement PE sur le papier, mais bien en vrai car j'ai trouvé LA faute d'orthographe : - "Il y a une faute." - "Pardon ?" - "Il y a une erreur. Ma ville de naissance se termine par un D et non par un T."

Le monsieur du bureau 801 m'a alors répondu avec humour et surtout beaucoup de clairvoyance : - "Je vous propose d'appeler directement votre commune, de leur demander de changer l'orthographe, ça ira plus vite que de demander un nouveau diplôme au Rectorat."

C'est bien ce que je pensais... Je suis alors repartie avec mon diplôme et sa faute sous le bras, bien contente de ne pas bosser dans l'Administration finalement.

C'est la fête


Hier, j'ai eu 27 ans et mon premier cadeau d'anniversaire fut celui offert dès jeudi par mes 27 petite section : des microbes. Je pense qu'ils ont tous bien participé au cadeau car le résultat est une trachéite bien tarabiscotée avec grosse fièvre et nez qui coule en permanence. Vendredi matin, j'ai donc dû répéter 27 fois la phrase "Aujourd'hui je ne peux pas te faire de bisous car je suis malade" et j'ai vu 27 visages désappointés. Sans doute déçus que je ne veuille pas partager mon cadeau comme eux le font si bien.


A la pause déjeuner, j'ai laissé mes collègues pour tester les matelas de la salle de motricité ;) puis le moment fatidique de la sieste des petits est arrivé. J'avoue que la phrase "Dors ! TOI, tu peux dormir, alors dors !" m'a démangée. Surtout qu'il y a toujours quelques irréductibles qui restent les yeux grands ouverts fixés sur la maîtresse et qui, par la même occasion, empêche cette dernière de fermer les siens, juste pour reposer sa tête et son corps.

La journée d'hier ne fut pas non plus une franche partie de rigolade. N'ayant pas constaté d'amélioration bien au contraire, j'ai dû renoncer à jouer le match de volley et décommander la soirée. Heureusement que ma petite famille a fait le déplacement pour venir me chercher et s'occuper de moi - ça c'est un sacré cadeau <3

Pour résumer la situation, j'ai dormi tout l'après-midi. Le soir, j'ai voulu parler sur Skype avec mon chéri, ça a duré quatre minutes car il partait devinez où ? A une soirée d'anniversaire ^^'. Plus tard, j'apprends que mes coéquipières ont gagné notre premier match de la saison - c'est aussi le premier où je ne jouais pas - contente pour elles mais un peu l'impression de porter la poisse. Finalement, j'ai fait une inhalation devant cet objet désormais étranger pour moi qu'est la télévision et une émission totalement abstraite : les NRJ Music Awards. Puis je suis allée me coucher en attendant patiemment que ma température remonte pour reprendre un énième comprimé de paracétamol 1g - ce que j'ai fait à 39,3 °C.

Enfin, comme dirait le grand sage Pierre P. : "Il y a des gens qui sont plus malades que toi." Fin de citation. Je ne vois vraiment pas de quoi je me plains !

NB : Aujourd'hui, il semblerait que ma trachée aille mieux puisque tout est descendu dans les bronches. Rien ne me sera épargné.

La maison de mon rêve


Pour une raison ou pour une autre, certains lieux vous marquent. En ce qui me concerne, ils sont nombreux : l'école où je suis née, l'école dans laquelle j'ai grandi, la maison familiale, la ferme de mes grands-parents... pour ne citer qu'eux.

La maison en photo se trouve à la campagne, dans un petit village du Berry, non loin de chez mes grands-parents. Depuis toute petite, chaque fois que je me rends au cimetière situé juste à côté, mes yeux sont attirés par ce bâtiment aussi imposant que lugubre. J'ai toujours pensé que cette demeure aux volets fermés qui paraissait inhabitée, était hantée. Maintenant que j'ai vieilli, j'imagine plutôt de grandes pièces avec du parquet qui grince, une hauteur sous plafond impressionnante et des cheminées dans les chambres.

Aujourd'hui, cette maison est à vendre et si j'avais 400 000 euros de côté, j'aimerais bien cohabiter avec les fantômes. Ca tombe bien, vous ne saviez pas quoi m'offrir pour mon anniversaire ;)

Tombe la neige


Dix centimètres de neige et c'est la panique. Tout le monde peste contre la météo, les gens se cloîtrent chez eux comme en témoigne ma rue déserte aux environs de 21h (en même temps, il n'y a jamais foule dans les rues de Loches à cette heure-ci), les enseignants ne peuvent pas se rendre à l'école alors que les parents, eux, peuvent y conduire leurs enfants (allez comprendre). Ayant la chance d'habiter le centre-ville, j'ai pu aller à l'école et aujourd'hui, je n'ai pas couvert de livres puisque seules deux instits étaient présentes pour sept classes.

Attention, je n'incrimine personne - je vois d'ici les commentaires remplis de bonnes excuses. Je constate juste qu'à la première apparition d'un flocon, tout le monde se retrouve paralysé. Il ne faut pas s'étonner que ça fasse marrer nos voisins de l'est.

Meilleurs voeux pour 2009


Qui a dit que les vacances étaient finies ? N'ayant pas été appelée par notre chère secrétaire de l'Inspection, je suis restée à mon école de rattachement, à tenir compagnie à mon directeur, préparer le café pour les collègues aux récrés, résister à la boîte de chocolats restée sur la table à me faire clin d'oeil sur clin d'oeil, regarder la neige tomber par la fenêtre, et accessoirement couvrir des livres toute la journée.

Bref, pendant tout ce temps, j'ai eu le loisir de repenser aux deux semaines de vacances qui viennent de s'écouler...


... L'avantage d'avoir une angine à Noël, c'est qu'on évite d'engloutir une trop grande quantité de nourriture - les médicaments nous suffisent largement. L'inconvénient en revanche, c'est quand on doit se rendre en Bavière, avec tout ce que le trajet implique. Mais bref, je me suis déjà attardée sur ce point.

Toujours est-il que le régime bavarois, des fois, ça a du bon. Mon angine ne m'a pas empêchée de suivre mon Christoph dans ses péripéties : parcourir une dizaine de kilomètres par - 4°C (lui en courant, moi à vélo), marcher quatre heures dans la neige en Autriche, assister à une compétition de saut à ski à Oberstdorf, faire du snowboard à droite à gauche, réveillonner jusqu'à 5 heures du mat', admirer les feux d'artifices à minuit sous une tempête de neige et passer souhaiter "eine gutes neues Jahr" à toute la petite famille S.

- Allgäu -

- Autriche -

- Oberstdorf -

Bon, ce que je ne vous dis pas, c'est que sur le vélo, j'ai cru que j'allais perdre mes extrémités à cause du froid, qu'à Oberstdorf, j'ai cru que j'allais mourir de peur car sous les tribunes on pouvait voir... le vide (!), que sur mon snow, je me suis tapée des méga bleus aux genoux, que pour tenir toute la nuit de la Saint-Sylvestre j'ai dormi toute la journée du 31 et j'ai fait des siestes toutes les heures sur le canapé de Bastian, qu'en regardant/évitant les feux d'artifices, il ne m'a pas fallu plus de deux minutes pour me transformer en bonhomme de neige, et surtout, que ce fameux 31 décembre 2008, j'ai dû retourner chez le toubib pour la troisième fois en treize jours !!!

- le vide -

- Je ne dois pas être la seule à avoir mal aux genoux -

Sauf que là, attention, il s'agissait d'un médecin allemand : die Arztin ! Et que, non seulement ça va très vite, mais en plus elle te file elle-même les antibiotiques - genre tu n'as même pas besoin de passer à la pharmacie - et en moins de deux tu es guérie :) On ne plaisante pas avec les amygdales là-bas.

Aujourd'hui, je vais beaucoup mieux - jusqu'au prochain microbe, à la prochaine infection - je suis rentrée en France et pour le plaisir de tous j'ai ramené la neige avec moi ;) Merci qui ?

1, 2, 3...