C'est aussi ça, la magie de Noël

Une écrevisse qui tente de se faire la malle parce qu'elle préférerait passer le réveillon en famille plutôt que dans une assiette (comme on la comprend)


Une angine qui dure, qui dure... à tel point qu'il faille retourner chez le médecin un 24 décembre et une ordonnance blindée de médocs non remboursés (c'est cadeau !)


* Joyeux Noël *

Debout sur le zinc... assis !

Parti en tournée pour son dernier album, le groupe Debout Sur Le Zinc est passé par la Touraine : mon acolyte de concerts Tiphaine et moi ne pouvions pas rater ça, même un soir de semaine. Cette fois, nous avons été accompagnées par Céline, nouvelle recrue.

Pourtant, je l'avoue, même avec DSLZ en tête d'affiche, il fallait être motivée pour y aller, à ce concert : à deux jours des vacances de Noël, nous avons eu toutes les trois une journée plutôt éprouvante, ce à quoi il faut ajouter trois quarts d'heure de route dans le froid et le noir... Brrr

Arrivées à Joué-lès-Tours presqu'à l'heure ("Et le tour est joué !" :P), nous avons été bien étonnées d'entrer dans une salle de concert avec des sièges tout partout comme au ciné. J'ai alors repensé aux deux précédentes fois où j'avais vu le groupe sur scène, combien j'avais bougé dans tous les sens au milieu d'un public en folie. La configuration ne permettrait pas la même ambiance, c'était indubitable.

La première partie a été assurée par un petit groupe Tourangeau qui se laissait bien écouter (selon moi mais les avis sont partagés) appelé Salgamos. En tout cas, qu'on apprécie ou pas, j'ai toujours du respect pour ces jeunes qui 1) se lancent alors que personne n'a pris son billet pour les entendre eux, 2) réveillent les oreilles de gens crevés par une journée/semaine/période de travail, 3) chauffent le public congelé par le froid glacial de décembre, 4) jouent avant un groupe-bête-de-scène comme DSLZ. Franchement, il fallait le faire...


Puis mes copains sont arrivés. Une première chanson et la salle était déjà captivée. Oubliés, le stress du boulot et les gamins, envolée l'angine qui pointe le bout de son nez et hypnotisées les oreilles... Une deuxième chanson intitulée "Rester debout" et tout le public a pris d'assaut l'espace devant la scène. Les fauteuils rouges confortables et appréciables pendant la première partie n'existaient plus pour personne. Il fallait bien s'attendre à un truc pareil venant de DSLZ, plutôt habitués aux publics déchaînés des festivals.


Le reste du concert ? Que du bonheur vous l'aurez compris. Même si j'avoue ne pas avoir de suite accroché à leur dernier album lorsqu'il est sorti, j'ai changé d'avis hier soir. Ils ont vraiment pris de la bouteille depuis toutes ces années et plus qu'un concert, DSLZ sur scène est un spectacle pour les oreilles (bien sûr !), les yeux, les mains, le corps (merci Momo) ... et la gorge aussi !

Ils reviennent à Saint-Pierre le 13/02, perso, j'ai déjà réservé ma soirée. En attendant, je m'en vais soigner mon angine blanche qui, elle, ne m'a pas oubliée.

NB : Désolée pour les photos pourries, on fait avec les moyens du bord. Ce n'est pourtant pas faute d'avoir bombardé. Bref, bientôt Noël... à bon entendeur...

Dé-Tours

Ce matin, Oh miracle, le téléphone n'a pas sonné. Et ben ça fait franchement bizarre. Un peu comme si on me laissait du répit avant l'orage. Tous les collègues de mon école de rattachement étaient aussi surpris que moi. Mais je ne suis pas restée au chômage technique très longtemps puisque que j'ai supplié le directeur qu'il me donne un truc à faire...

Je me suis donc retrouvée en classe de CP (toujours besoin d'aide ces instits de CP !) à prendre en charge le groupe des très bons avant la récré et le groupe des beaucoup moins bons après.

Que le monde se rassure, la secrétaire de l'inspection ne m'a pas oubliée. Elle m'a appelée dans la matinée pour m'envoyer à Tours cet après-midi. C'était bien la peine de me muter à Loches franchement, je change de circonscription tous les quatre matins. Bref, j'ai bouffé en vingt minutes montre en main et j'ai pris ma titine direction une maternelle située au beau milieu des barres d'immeubles et des sens interdits.

Ce remplacement m'a permis d'avoir des élèves de toutes les couleurs et de me lancer un sacré défi pour retenir les prénoms. Quand la cloche a sonné, j'ai récupéré mon frérot à la fac et nous avons fait quelques emplettes de Noël. Mais non, vous ne saurez rien...

Bonne soirée à vous... Moi je file chez Tiphaine.

Comme un lundi


Encore un article sur l'école et son fonctionnement, sur mon job et ses inconvénients. Le sujet devient vraiment récurrent mais je découvre une autre façon d'enseigner et toute ma petite vie s'en trouve chamboulée. La preuve, lorsque je suis restée dans la même classe toute la première période, je n'ai pas écrit une ligne ici à ce sujet. Et puis c'est une façon de montrer à mes très chers collègues ce à quoi ils échappent.


Aujourd'hui, coup d'fil quotidien de l'inspection pour m'envoyer dans l'école en face de chez moi (!) dans un simple niveau. Plutôt sympa pour commencer la semaine... Même si le simple niveau en question était un CP, même s'il s'agissait de vraies piplettes, même s'ils avaient les têtes pleines de poux, etc, etc... Jamais contents ces enseignants !

Je n'ai pas dû garder mon sourire plus de dix minutes parce que la directrice de l'école m'a précisé que je ne ferais pas la journée entière dans cette classe. Non, l'après-midi, j'étais prévue pour remplacer l'enseignant de CLIS (comprenez classe spécialisée pour les élèves ayant un gros retard scolaire). Ben voyons, il ne manquait plus que ça. Ces classes ne comportent généralement que douze élèves et on comprend pourquoi. Ma Tiphaine, j'aurais bien aimé t'avoir à mes côtés cet après-midi.

Enfin, comme d'habitude, j'ai survécu. Ce soir, je pense me faire un petit shampooing anti-poux (on ne sait jamais) en pensant à ce qui m'attend demain... peut-être la SEGPA histoire de me bizuter jusqu'au bout.

Bonne soirée

Zombie Intérieurement Lessivé


Ca y est, la semaine s'achève enfin. J'avoue qu'après avoir vu défiler une centaine de gamins, je ne suis pas contre un peu de repos. Le plus sympa dans tout ça, c'est quand même d'essayer de retenir les prénoms d'un maximum d'enfants - j'avais fait un 100 % jusqu'à hier (clin d'oeil pour Marie-Anne) mais mes 29 TPS/PS aujourd'hui ont eu raison de ma mémoire. Quand tu penses que ces morveux ne sont même pas fichus d'en retenir UN, en l'occurrence le mien... Ca ne donne pas vraiment envie de faire des efforts, mais plutôt de continuer à les appeler "bonhomme" ou "miss". J'exagère un peu, parce que dans le lot, certains arrivent à retenir "Maroline" (peut-être un mix de Maîtresse et de Caroline), ou plus simplement "Caro"... Bref, j'aime encore mieux le fameux "Maîtreeeeeeeeesse".

Bon week-end...

ZIL un jour, ZIL toujours


Mon remplacement de trois semaines chez les petits-moyens de Saint Hippolyte s'étant achevé vendredi, j'ai repris mon boulot de ZIL cette semaine (explications pour ceux qui n'ont déjà rien compris à la première phrase : normalement je suis remplaçante de courte durée (un ou deux jours) mais comme l'inspection n'a trouvé personne, on m'a confié un remplacement plus long, habituellement réservé aux brigades - et si vous ne comprenez toujours rien, je ne peux plus rien pour vous).


Mon boulot ça consiste à : me réveiller tôt le matin sans savoir où, quand, comment, à qui (et pourquoi :P) je vais enseigner dans la journée, blinder mon sac Eastpak avec de quoi occuper des élèves de tous âges toute la journée, préparer mon déjeuner au cas où je doive aller dans la campagne profonde, arriver à mon école de rattachement vers 8H40, attendre LE coup d'fil de l'inspection qui va m'en dire un peu plus sur mon sort.

Lundi, le téléphone a sonné vers 8H45 pour m'envoyer à vingt bornes dans une classe de CP/CE1. Heureusement que la sonnerie de l'école ne retentissait qu'à 9H15, ça m'a permis de poser mes affaires et de lire la première ligne du cahier journal avant de dire aux élèves d'entrer.

Hier, j'ai fait encore plus fort. Mon Sony Ericsson d'amour a sonné à 9H50 et si je n'avais pas vu le numéro de l'inspection s'afficher, j'aurais cru à une blague :
-"Bonjour, c'est l'inspection de Loches. J'ai un remplacement pour vous mais il ne faudrait pas que vous me disiez "non"." (Eh eh, quand ça commence comme ça, on regrette de suite d'avoir décroché et on se demande ce qui va nous tomber sur la tête)
-"C'est pour m'envoyer où exactement ?"
-"Veigné... (premier coup de massue) ... en CM1/CM2 (deuxième coup de massue)"
-"..." (Gros blanc)
-"Alors vous me dites quoi ?"

Est ce que je pouvais vraiment refuser ?! (Techniquement oui, quand l'inspection propose un poste hors-circonscription - et c'était le cas). Mais bon, on est ZIL ou on ne l'est pas. J'ai signé, c'est pour en ch***.

-"Oui, ben oui, je vais le prendre."
-"Très bien, alors les horaires de l'école sont 9H-midi...
- ... Oui mais là il est neuf heures moins cinq, je n'y serai pas dans cinq minutes, que ce soit clair !"
-"C'est pas grave, faites ce que vous pouvez, ils seront déjà content d'avoir quelqu'un."

C'est ça, j'ai fait ce que j'ai pu pour parcourir les trente kilomètres, arrivée au bled, impossible de trouver l'école, j'ai dû les appeler pour qu'ils me guident un minimum. Bref, je suis arrivée à 9H30 et malgré tout, j'ai été accueillie comme une sorte de Wonder-woman. Sans exagération. Comme quoi il y a aussi des avantages à être ZIL.

Finalement, ces CM1/CM2 étaient très biens quoiqu'un peu bavards. Contrairement aux maternelles, ils comprennent mes blagues pourries à cet âge et réagissent au quart de tour quand tu as le malheur de faire un lapsus :
Ce qui aurait dû sortir de ma bouche : "Tu as bientôt fini de faire ton sac ?"
Ce qui est réellement sorti de ma bouche : "Tu as bientôt fini de faire ton lit ?"
Fatiguée la maîtresse ? Nooon...

Pour demain, je sais déjà que j'aurai des PS/MS dans un village tout proche, mais pour vendredi, c'est la grande inconnue. Peut-être des GS/CE2 Madame la secrétaire de l'inspection ? ... et j'aurai vu tous les niveaux dans la semaine !

1, 2, 3...