Volley-ball quand tu nous tiens

Mercredi soir, j'arrive bien motivée au volley. Sachant qu'il s'agit de notre dernier entraînement avant le match face aux filles du TVB, je suis bien décidée à écouter scrupuleusement les conseils du coach.

Première surprise en arrivant, Xavier-le-coach est encore malade. Les conversations dans les vestiaires vont alors bon train "deux matchs de suite sans réel entraînement ça rime à rien", "c'est c**, on avait besoin de lui pour le match de samedi", "il va être beau le résultat contre Tours" etc, etc... Sauf qu'à ce moment-là, nous étions loin de nous douter que les adversaires de samedi étaient déjà en route pour notre gymnase.

Deuxième surprise donc en les voyant débarquer pendant notre échauffement. De toute façon, rencontre prévue samedi ou pas, nous n'allions pas les renvoyer en leur disant "Revenez samedi !". Nous avons pris notre courage à deux mains et avons commencé à nous préparer psychologiquement à une belle défaite.

Evidemment, les filles de Tours, c'est : des services en hauteur, des smatchs plutôt réussis, un libéro dans l'équipe et surtout, des tenues assorties (t-shirts et shorts). Ca fait toute la différence ! Enfin, troisième surprise de la soirée, nous n'avons pas été ridicules (25/11 - 25/17 - 25/18) et je précise que notre score ne rend pas honneur à notre façon de jouer.


Enfin, je soupçonne les tourangelles d'être venues mercredi pour pouvoir assister au match TVB/Toulouse qui avait lieu hier soir. M'en fout, ça m'a permis d'y aller moi aussi. A dire vrai, je ne sais même pas pourquoi je parle de ce match dans le même article car ça n'a absolument rien à voir. En regardant les premières minutes, je me suis même demandée si on pratiquait le même sport eux et moi. Mes yeux et mon cerveau n'arrivaient pas à analyser toutes les actions du fait de la vitesse... heureusement que j'avais mon consultant à mes côtés. Un truc que j'ai bien compris en revanche, c'est que Tours a gagné 3 sets à 1 et arrive en tête du classement.


Prochain match à domicile pour eux le 13 décembre contre Paris, et pour nous le 6 décembre contre Joué. Espérons qu'on nous ait rendu notre entraîneur d'ici là.

Free - épisode 2

Résumé de l'épisode précédent :

Fin août, je déménage et préviens Free. Septembre, je harcèle/nous harcelons Free pour qu'ils débloquent la situation. Octobre, la précieuse FreeBox arrive enfin.

Episode 2 ou Comment Free se fout délibérément de ma gueule :
Mi-octobre, en consultant mon relevé de compte, je m'aperçois que Free m'a prélevé, en plus des 29,99 € d'abonnement mensuel, 41,98 €. Moi, toute contente de retrouver internet depuis des semaines d'abstinence et aussi parce que j'en avais un peu-beaucoup marre de ces crétins, je laisse courir... jusqu'à dimanche dernier.

Dimanche, je prends donc l'initiative de comprendre le pourquoi du comment de ce prélèvement. Sauf qu'avec Free, rien n'est jamais simple. Je recherche un peu partout mes identifiant et mot de passe pour accéder à mes factures en ligne. Je télécharge les trois dernières. Pas de trace du prélèvement de 41,98 € (tu penses !!). Pas le choix, il fallait les appeler.

Là encore, c'est sympathique, il faut trouver tous les identifiants qui, bien sûr, ne sont pas les mêmes que pour le site internet. Mais bon, pas envie de lâcher l'affaire maintenant, je remets la main sur ce qu'il faut et c'est parti...

- "Bonjour (avec le ton le plus aimable possible), j'aimerais savoir pourquoi vous m'avez prélevé 41,98 € le mois dernier (avec un noeud dans la gorge quand même)."
- "Il s'agit de vos appels passés vers notre Hotline Mademoiselle."
- "(Complètement interloquée) Pardon ? C'est-à-dire... ?"
- "Vous avez dû appeler régulièrement (c'est le moins qu'on puisse dire) notre Hotline et il s'agit simplement du montant du service (parce qu'ils appellent ça un service !)"
- "(C'est bien ça, j'avais bien compris la première fois) (Avec le ton le plus ironique du monde) Mais Cher Monsieur, ces appels je les ai passés pour essayer de régler VOTRE problème puisque Free a mis plus d'un mois pour m'envoyer la nouvelle box. Alors maintenant, vous allez m'expliquer ce que je dois faire pour me faire rembourser les 41,98 € et par la même occasion, les 29,99 € du mois de septembre."
- "Bien Madame (oui, j'ai pris du galon, je suis passée de Mademoiselle à Madame en seulement quelques minutes). Vous allez télécharger le formulaire machin-chose à l'adresse http://tupeuxremplirautantdeformulairesquetuveuxtunereverrasjamaistonfric.fr/free/voleurs/arnaque.pdf"
- etc... etc.

Croyez-moi si vous le voulez, non seulement le gars m'a renseignée correctement (j'ai trouvé le fameux formulaire) mais surtout, il ne m'a pas raccrochée au nez. Surprenant quand on connaît les méthodes de Free. Il ne reste plus qu'à envoyer tout ça... et attendre (pour changer).

La suite au prochain épisode...

Number One


Depuis un peu plus de deux mois maintenant, je pratique le volley. Tous les mercredis soir (et parfois vendredis), je cours, je saute, je passe, je frappe, je sers, je "smatche" et surtout je plonge... Un vrai bonheur. Avec un entraîneur sorti tout droit du TVB qui pense que les pompes et le gainage sont indispensables à un entraînement et que tu dois enchaîner deux plongeons parce que tu viens de foirer un service - c'est sûr, avec ces méthodes, ça finit par rentrer (dans le terrain et dans ta tête).

Et puis hier, le grand jour est arrivé : notre premier match. NB : j'avais déjà joué quelques matchs en septembre pour une fameuse "Nuit du volley" mais rien à voir - d'abord, nous étions trois dans l'équipe (deux débutantes et un footballeur allemand), nous jouions sur des demi-terrains, nous venions pour nous éclater et l'objectif de cette nuit était de survivre plus que bien jouer.

Nous sommes donc parties hier de Loches à 19H (enfin 19H05 à cause de la retardataire de service) à 8 volleyeuses, 3 voitures et 1 TomTom, direction Vendôme (41). Cinq minutes plus tard, Bibi, sans doute trop occupée à discuter, s'était déjà trompée de direction. Finalement, TomTom nous a ramenées dans le droit chemin et nous sommes arrivées à Vendôme. Sauf que le TomTom, comme tout bon GPS qui se respecte, a ses limites et n'a pas su indiquer le gymnase. Nous nous sommes donc retrouvées dans le centre-ville avec les "gentils-habitants-patients-et-accueillants" de cette ville qui nous ont bien aidé à coups de klaxons et d'insultes.

Bref, à cause de tout ce stress ou peut-être à cause des t-shirts trop grands, trop épais, trop lourds, trop tout - ou peut-être simplement parce que nous n'avons pas très bien joué - nous avons perdu. Je ne vais pas refaire le match ici, ça n'aurait pas beaucoup d'intérêt - juste un petit point sur le score final pour mémoire : 25/23, 25/19, 25/18. Vendôme, prends garde à toi au match retour... je préviens toute la population lochoise pour faire des embouteillages et te klaxonner tout pareil :P

Sinon, samedi prochain on joue contre les filles du TVB... No comment.

Prost !

De retour en France, je peux enfin raconter ma nouvelle escapade en Bavière.


Pour commencer, il faut savoir que je fais mes trajets en train : il faut bien compter 8-9 heures (surtout depuis que je ne vis plus à Tours) durant lesquelles je ne fais pas que chômer. Les changements de trains à faire en sept minutes chrono sont plutôt sportifs par exemple : tu trépignes derrière la porte avec ta valise alors que le train n'est même pas encore arrivé en gare. Les dix précédentes minutes, tu les as passées à te répéter les numéros de quai, de train, de voiture et de place pour les mémoriser histoire de ne pas te poser dix mille questions en gare et de foncer, tout simplement. Enfin, tu arrives dans le nouveau train, en sueur et toute essouflée alors qu'il faut encore hisser ta valise super-méga lourde au dessus de ton siège.

Pendant ce temps bien sûr, on évite de penser aux cas de figures suivants : si le train prend du retard, si je rate mes correspondances, s'il y a des grèves, si je descends du train sans ma valise, si je perds mon sac, si je descends une gare trop tôt/trop tard, si mon Christoph n'a pas compris l'heure à laquelle j'arrivais, si je me suis plantée en lui donnant l'heure à laquelle j'arrive, si le train déraille, si je m'endors et que je ne me réveille pas à temps, si je me plante de quai et que je monte dans un autre train, si j'arrive à Kempten en Suisse ou Kempten en Autriche au lieu de Kempten en Allemagne... etc... etc... Bref, tous ces looongs trajets sont toujours un peu stressants, surtout quand on cogite comme moi.

Cette fois, tout s'est très bien passé. Partie à 7h47 de Loches, arrivée à 19h12 en gare de Kempten et premier bar aux environs de 21h : y'a pas mieux pour se reposer un premier jour de vacances. Les jours qui ont suivi n'ont pas été plus calmes. La bière était toujours bien présente, à laquelle se sont ajoutés le foot et le poker...


En ce qui concerne la langue, ce n'est pas simple non plus. Tout d'abord, il y a ceux qui ne m'adressent même pas la parole parce qu'ils ont trop honte de leur anglais et qu'ils pensent pertinemment que je ne comprends pas un mot d'allemand. Il y a ceux qui essaient tout de même l'allemand avec moi parce qu'ils ne parlent pas anglais et qu'ils s'imaginent que depuis le temps, je vais bien réussir à capter deux-trois mots (vielleicht... vielleicht nicht). Il y a ceux qui utilisent l'anglais avec moi (ouf !) et des encore plus balaises qui continuent en anglais avec d'autres autochtones histoire que je comprenne toute la conversation (ce qui est plutôt sympa). Et enfin, il y a les rarissimes qui sortent de nulle part et qui connaissent le français (ça c'est chouette).

Mais les vacances en Bavière, c'est aussi...
- des repas pas franchement légers qui tiennent bien au corps - un peu trop bien même
- des randonnées autour de lacs comme cette fois aux alentours de Immenstadt
- du shopping dans des magasins dans lesquels tu ne rentres jamais en France soit parce que c'est trop cher, soit parce que c'est moche, mais ici, tu trouves... et même pas cher en plus
- revoir le colloc de Christoph en Suède et se rappeler les bons moments passés dans la bonne vieille ville de Trollhättan
- aller saluer toute la petite famille S.
- rendre visite au cochon de la voisine, Amadeus le bien nommé qui n'a que quelques mois mais qui a bien profité jusque là.





Les vacances sont terminées, je dois maintenant bosser mon allemand en attendant Noël et accessoirement me préparer à affronter 24 petits-moyens pendant trois semaines.

Bien à vous

1, 2, 3...